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30/11/2008

INAUGURATION DE LA RUE DEBIDINE SAHAÏ A BAIE-MAHAULT

Debidine


HOMMAGE À UN GUADELOUPÉEN CRÉOLE NÉ EN INDE : INAUGURATION DE LA RUE DEBIDINE SAHAÏ A BAIE-MAHAULT LE 11 NOVEMBRE 2008

Cpdarselameca_12

 'The past is never dead. It's not even the past.' - William Faulkner (Requiem for a Nun).          

Arrivée de bateau dans la darse de la Pointe à Pitre, lieu de débarquement des travailleurs venus de l'Inde. (Image collection lameca.org)


Si rares sont les dénominations de lieux aux Antilles Françaises au nom de personnes d’origine indienne!

DSC05654Le 11 novembre 2008, la Municipalité de Baie-Mahault honorait un ancêtre indien devenu guadeloupéen créole, en nommant une rue Débidine Sahaï au lieu dit “Fond Sarrail”, quartier de La Jaille, jadis propriété d’une famille de notaires parmi lesquels le Général de division La Jaille, sénateur de la Guadeloupe.

Le Général Maurice Paul Emmanuel Sarrail, né à Carcassonne le 6 avril 1856, militaire français de la Première Guerre mondiale, commandant en chef de l’armée française d’Orient, est inhumé aux Invalides.

Mais ce grand militaire qui a son avenue à Paris, son quai à Lyon,vde nombreuses rues en France, de Créteil à St Dizier, ou à Montauban... n’a aucun rapport avec son contemporain indo-guadeloupéen Débidine Sahaï.

C’est cette ineptie administrative qu’a voulu rattraper le maire de Baie-Mahault Ary Chalus, interpellé par les descendants de Sri Débidine Sahaï, arrivé de l’Inde dans les années 1880 sur un “coolie ship” parti de Kolkata (Calcutta) le “British Navy”. Après son débarquement à la Darse de Pointe-à-Pitre, Débidine Sahaï vécut et travailla en effet sur l’habitation La Jaille, qui en se développant allait devenir la première bourgade de Baie-Mahault.

InaugDebiL’inauguration de la rue Débidine Sahaï avait lieu dans le cadre du recensement des personnes-ressource de la commune et de la fête du quartier “Fond Sarrail”, là où le jeune homme arrivé vers 1880 habita, acquit des terres par son dur labeur, et contribua au développement de sa commune d’adoption.

L’état-civil de la ville de Baie-Mahault nous apprend qu’en l’an 1890, le matin du samedi 25 avril, eut lieu le mariage du sieur Débidine Sahaï, âgé de 39 ans, cultivateur, domicilié en cette commune de la Baie-Mahault, immigré n° 25.615, d’une part, et de la demoiselle Marie Tayé, âgée de 18 ans, célibataire, cultivatrice, née et domiciliée en cette même commune de la Baie-Mahault, fille du sieur Nagaman, n° 17.723 bis.

Notons en passant que les travailleurs indiens n’avaient pour toute pièce d'identité que le précieux numéro de contrat. Nous y reviendrons.

De l'union entre un des derniers migrants Indiens, né au Bihar, état agricole pauvre du Nord de l’Inde, parlant Bhodjpuri (dialecte Hindi) et convoyé depuis Calcutta (Kolkata), avec une jeune tamoule née en Guadeloupe dont le père, portant le nom de Nagaman, avait été convoyé de Pondichéry, Inde du Sud, devaient naître 15 enfants.

Rue StéphaneLes deux premiers enfants, Rodolphe Gabriel, arrière grand-père de votre serviteur, et Albert Aristide Sahaï, étaient déjà en fait nés, à La Jaille Baie-Mahault, lorsque le mariage fut célébré.

Notons que le Créole fut adopté par des Indiens venus de régions très éloignées du Nord et du Sud de l’Inde et leur permit de communiquer entre eux malgré la barrière qui séparait le Bhodjpuri du Tamoul, de se marier, de travailler et de vivre aux colonies - un pseudo-Eldorado où on leur avait fait croire qu’ils allaient s’enrichir à faire sécher de la poudre d’or au soleil... Le “colombo” (du mot tamoul kolbou) devenu plat "national” de nos îles, est finalement une production îlienne indo-créole, élaborée à partir du cari des tamouls de l’Inde du Sud et de la masala du Nord. Les plantes indiennes entrant dans ces compositions ayant été cultivées intensivement en Guadeloupe par les arrivés de l'Inde et leurs descendants.

 Notons aussi le passage immédiat des prénoms indiens comme Débidine à des noms de Saints chrétiens en français comme Marie ou Gabriel... Les Sahaï de Guadeloupe en sont une pléiade ! L’histoire de la francisation et de la catholicisation imposée aux migrants ne fut pas sans douleurs et sans larmes…

Le travail ardu et le service à la terre d’adoption sera la réponse des immigrants indiens face à deux difficultés de fond : rejet par les anciens esclaves qui voyaient en eux des individus acceptant de faire un travail dont ils ne voulaient plus et, avec l'éloignement, la quasi-disparition de la plus grande partie de leurs langues, religions, coutumes, codes vestimentaires, suite à une acculturation forcenée.

DSC00015Après ces années à La Jaille Baie-Mahault, Débidine partira pour “la Capesterre”, aujourd'hui Capesterre Belle-Eau. Une partie de La Jaille gardera son nom en souvenir de sa présence et de son travail, et sera désignée en créole par les gens “Fon Saray”. Ce nom sera transformé par les toponymistes des temps modernes, s'appuyant sur leurs références françaises plutôt qu'au fonds local, en un homonyme “Fond Sarrail”.

Débidine Sahaï travaillera de nombreuses années sur l'ancien Domaine du Marquisat de Sainte-Marie de la Capesterre, et y eut onze enfants. L’ancienne sucrote rachetée par Henri Longueteau avait été transformée en 1895 en distillerie pour produire ce qu'on a appelé à l'époque le “rhum z'habitants”, une innovation qui perdure encore, et a gardé son originalité. La distillerie Longueteau, la plus ancienne encore active en Guadeloupe, fonctionne toujours comme au temps de l'employé Débidine Sahaï et des charrettes à bœufs. Pas d'électricité, pas d'essence, ni même de pétrole : c'est la vapeur produite grâce aux résidus de la canne broyée que l'on appelle la bagasse qui actionne toujours un piston vieux de 87 ans et surprend les visiteurs !

Les premiers M. et Mme Sahaï de la Guadeloupe vécurent ensuite à la section Viard, commune de Petit-Bourg, où ils eurent leurs deux derniers enfants, François et Léonie. Puis ils s’installèrent définitivement dans la jolie commune toute proche “de la Goyave” qui tient son nom des nombreux goyaviers qui poussaient le long de la principale rivière qui descend de la forêt tropicale, recouvrant la montagne. 

Débidine Sahaï y acheta grâce à son travail une terre à cultiver “allant de la montagne à la mer”, comme disent ses descendants. Il reste de cette propriété, à la section Sarcelle, une partie où habitent plusieurs familles Sahaï, auprès de la tombe de l'ancêtre Débidine décédé le 31 mai 1920 à 69 ans. Il  repose auprès de son épouse et de deux de ses fils, à l’ombre des avocatiers, 6663869arbres à pain, ylang-ylang et autres arbres qu’il y planta.

Ce n’est qu’en 1923, trois ans plus tard, que les travailleurs Indiens de la Guadeloupe et leurs descendants, jusque-là porteurs pour toute identité de simples numéros d'apatrides et tenus à l'écart de la vie socio-politique, acquerront nationalité française et droit de vote, grâce au combat d’Henry Sidambarom.

Quant à notre Général Maurice Paul Emmanuel Sarrail, Haut-commissaire de la République française en Syrie, commandant en chef de l’armée du Levant, il est rappelé en France l’année d’après, le 29 novembre 1924, "à cause de sa manière violente lors de la révolte des Druzes". Il rend définitivement l’ârme à Paris, le 23 mars 1929.
 
Les dix fils de Débidine Sahaï portaient les prénoms suivants: Gabriel, Aristide, Emile, Marcel,  Maxime, Joseph, Edgard, Paul, Léon, et François. Ses dix filles se prénommèrent Eugénie, Marie (Mayotte), Eliane, Béatrice et Léonie. La doyenne de ses descendants vivants est Agnès Michelle Sahaï, veuve Siwsanker, aujourd’hui âgée de 92 ans.

Les fils de Débidine travaillèrent dans les habitations puis les usines à sucre (Paul Aubin, Darboussier, Blanchet, Bonne-Mère, Rougeol, Beauport...) où ils se distinguèrent. Leurs nombreux descendants sont à ce jour actifs dans des domaines divers au service de tous – agriculture, santé, administration, éducation, commerce, musique, radiophonie, cinéma... Tant dans les villes et communes de Guadeloupe qu'en France, Europe, Nouvelle-Zélande… ils ont essaimé.

En ce 11 novembre 2008, avec la rue Débidine Sahaï, qui va “du pénitencier à l’école des Sœurs de la Jaille”, la municipalité de Baie-Mahault inaugurait à "Fon Saray" une rue Gaston Cazalis et une stèle en mémoire des femmes victimes de la violence, suite à des actes meurtriers et Michelle Siwbarbares commis dans le quartier quelques jours auparavant.

S’associant à cette émotion, la famille Sahaï a souhaité que l’éducation à la non-violence, à la tolérance et au travail persévérant, nobles apports des travailleurs venus de l’Inde, fasse partie de la solution.

Dans cette optique, un Mémorial Multi-Culturel Débidine Sahaï serait d’ores et déjà en projet.

Jay Shri Débidine Sahai !

Jean S. Sahaï

Debidine

 

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DSC05667




GraveDebi






























Images (click'agrandables) :

  • Arrivée dans la darse de Pointe-à-Pitre, lieu de débarquement des travailleurs de l'Inde
  • André Sahaï, petit-fils de Débidine Sahaï lors de l'inauguration
  • Ary Chalus, maire de Baie-Mahault dévoile la première plaque de la rue Débidine-Sahaï
  • Stéphane Vieillot dévoile une autre plaque, clin d'œil complice à son aïeul
  • Jean, Jude, Ali, Aïsha Sahaï
  • Homonyme et contemporain de Débidine : le Général Sarrail
  • Agnes Michelle-Siwsanker, la plus ancienne Sahaï vivante de Guadeloupe
  • Diversité : les Sahaï de la Guadeloupe moderne
  • Les tombes de Débidine Sahaï, son épouse et ses deux fils à Goyave, Guadeloupe.


Liens utiles

Remerciements

  • Ary Chalus, Maire de Baie-Mahault et sa municipalité
  • Ena Vieillot-Sahaï, Jude Sahaï, Aïsha Sahaï (recherches généalogiques)
  • Fred Négrit (photos)
  • Peggy Mohan (New Delhi, recherches en Bhodjpuri)
  • La Plantation Longueteau à Sainte-Marie, Capesterre Belle-Eau

"On peut parfois compter toutes les oranges qui sont dans l'arbre, mais jamais tous les arbres qui sont contenus dans l'orange." - A.K. Ramanujan (1929-1993).

CHANSON ANCIENNE EN BHODJPURI : "Haath mein mehndi"

17/07/2008

ST BARTH, JULY 08 : HAM RADIO OPERATION, AND A WEDDING

A lot of people who are interested in technology become ham radio operators.
Ham radio can be very educational in a way the Internet can’t touch: you can learn about analog electronics, and about the synthesis of analog and digital that is wireless data communications.
You can build your own equipment from the ground up, while most computer folks only get to plug cards together. You can communicate around the world without an Internet - with nothing but air between you and the person you’re talking to.
You can even call up Mir or the Space Shuttle, or operate one of many satellites that hams have built and had launched as “hitch-hikers” along with commercial space payloads. -
OM Bruce Perens, K6BP.

Sbhflags Gustavia

FJ5KH St Barthelemy Radio-Club Station

op. Sam, FG5 ED, 22-30 July 2008,

QSL INFO : see below - PLEASE PASS INFO AROUND.

For the time being the St Barth 'club station' shack is but a tiny repeater storehouse with no water or electricity, situated on a high point, a hill top in the Lurin bushy area. A great radio spot donated by the island authority indeed, with a beautiful view, lots of space for a nice shack and antennas.

A rope-pulling starter Adomo generator provided the power for my operation, but it would not start unless you had the energy of a lion to pull out the rope... I had to come and go from the station to where I was staying, as basic commodities are not yet available on or near the site.

Antennas are a Cushcraft beam for 10, 15, and 20, and another for 17 and 30m, a gift of famous Clipperton DXpeditioner OM Paul, F6EXV, and 2 dipoles for 80 and 160m. No rotors on the beams.

I used an ICOM 100 watt transceiver, an MFJ antenna tuner and a Bencher keyer kindly lent by OM Adolphe, FJ5AB.

Condx were poor, as the sunspots would have it these days... I did most contacts on 20 and 40m. Some heavy pile-ups from US and Europe. A few JA's, a 4Z4, some TF3..

The project is to erect a wooden structure and equip it so that OMs can enjoy operating, running contests, etc. With a little help from all our friends...

The nearby Gouverneur beach is fantastic. Needless to say, the St Barth people are highly hospitable and naturally friendly.

I do plan to go back soon.

■ July 28 : last day.

Total 1,200 QSOs.

QSL info is below.

Sbhlurin1

Sbhtank

P1013340

Special thanks to OM Adolphe Brin FJ5AB and family, Nathalie Brin for the sweet hospitality, OM Clémenceau Gréaux for the friendly support, OM Bill W2AY for the great eyeball QSOs, Chantal Godeau for QSY and logistic help, Monsieur François Berry for the mangoes !

Also to OM Paul, F6EXV who donated 2 CushCraft beam antennas to FJ5KH Club station.

■ July 27 : temperamental generator, yesterday it wouldn't start...

■ July 26 : plan to operate today on 14 CW and other bands if openings.

■ July 25 : Some propagation on 20m and 7mhz this morning, even worked few JA's. Other bands are dead or noisy. QSB is bad. So far, abt 550 CW QSOs

Annexavier1

Sbhannxav2

Sbhperron

Today is the wedding of Anne (daughter of OM FJ5AB) and Xavier (from
Capesterre, Guadeloupe) !

Look for me around 01Z around 14.012 or 7.005 CW.

July 24 : 225 QSOs yesterday mostly on 20m. Cndx vy poor on other bands. Will be active today and night. Look on 14.012. Will accept QSY to other bands while on 14012. Messages can be left below after article on this blog, Vy 73. Sam

■ July 23 : Diesel generator and ICOM transceiver brought to the site by OM Adolphe FJ5AB. Antennas and rig are ready, operation starts today. Look for FJ5KH CW lower end on all bands.

Sbhgustavia

JULY 2008
ST BARTHELEMY ISLAND
DXpedition
by Sam SAHAI, FG5ED

ex-FG7AS, FKoAT, YJoKMS... 

A1-Op, REF and UFT member.
I will be operating the St Barth Radio-Club station
FJ5KH
from July 22nd to 30th, mostly in CW
 

QSL INFO : one and only route - for THIS operation only - is direct to :

Ch. GODEAU
13, ave. Buckeburg,
F-72300 Sablé, France

:( one green stamp will not cover postage. More info will be on this blog soon.

Best 73's and DX to all !

Indexa_logo_h100

"INDEXA supports DXCC countries on the "Most Wanted List" published by several DX publications. FJ has had numerous DXpeditions since it was announced to be a new DXCC earlier. You could possibly help support INDEXA also.“ - Message from OM Gary Dixon, K4MQG, INDEXA President, to FG5ED.

SAM SAHAI'S CALLS :

  • GUADELOUPE : FG5ED, FG7AS 1975-1984 - TK7GAS 1977 - HW7G 1978 - TO7GAS 1983
  • DOMINICA : FG7AS/VP2D 1977, 1978
  • INDIA : VU2TS guest 1979
  • ST BARTHELEMY : FG7AS/FS 1978 - FJ/FG5ED Aug 1990, Dec 1990 - FJ5KH guest July 2008
  • ANTIGUA : VP2AW guest 1980 
  • NOUVELLE-CALEDONIE : FKoAT 1984-1987 - FKo25AT 1986
  • OUVEA, ILES LOYAUTE : FKoAT/p  March 1987
  • NAURU : C21NI guest Dec 86-Jan 87
  • SOLOMON ISLANDS : H44/FKoAT 1987
  • WALLIS  : FW/FKoAT Jan-Feb 1987
  • VANUATU : YJ8MC guest, YJoKMS Jan 87
  • ST VINCENT & THE GRENADINES : J8/FG5ED Aug-Sept 1990

■  Amateur Radio for Fraternity and Respect for the Local OM !

■  C'est quoi le Radio-Amateurisme ?  Pas "de la CiBi" !!! - Voir ICI

■  Morse Code alive and well, BBC video 5 Aug. 2008 HERE

■  CW faster than text message ? See this video !

■  Telegraph straight key in action, sending a few lines from "Kubla Khan" !

■  Hello Radio ! ham info HERE

 FG7AS 1979 QSL card HERE

■  SWEDEN : King Chulalongkorn Memorial Amateur Radio Society, Ragunda WEBSITE

INDIA, National Institute of Amateur radio, NIAR 

■  Rotuma Island DXpedition by Tony HERE

■  Next experiment : the Spiderbeam antenna? HERE

■  Song in French : CQ SERENADE

■  Brazilian OMs Willian (PY1WW) and Claudio (PY1CL) during a CW (telegraphy) contest.

17/11/2007

V.P. VASUHAN EXPOSE A LA COURNEUVE ET A PARIS, NOV 07 - JANV. 08

Vasuhanportrait Quittant les bouffes de Paris, c’est dans le cadre plus social de La Courneuve que nous nous sommes rendus au soir du vendredi 2 novembre 2007 pour assister au vernissage de l’exposition de peinture d’un sympathique artiste trentenaire, V.P. Vasuhan.

Originaire d’Alaveddy dans la région tourmentée de Jaffna au nord de Sri Lanka, V.P. Vasuhan n’a pas perdu ses années passées comme réfugié.

Avant d’arriver en France, il a séjourné à Chypre où il a étudié la peinture, et visité Israël, l’Egypte, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche.

Son attachement pour la France, il dit le devoir à la richesse de la production artistique du pays.

Même après la Deuxième Guerre mondiale, nous a-t-il expliqué, la France a connu une impressionnante profusion d’art et de grands artistes.

Continue reading "V.P. VASUHAN EXPOSE A LA COURNEUVE ET A PARIS, NOV 07 - JANV. 08" »

07/06/2007

BHOJPURI CULTURE IN CHUTNEY MUSIC

1397_reg_2Music of Indo-Caribbean Culture : Influences of Bhojpuri Culture in Chutney Music
It seems not much has changed since the time our Ancestors left !
(info courtesy Jon Budram).
Many Chutney Songs are traditional Bhojpuri Folk Songs or are influenced by them. Check this interesting Song :
see if you can identify the Song or a few Chutney tracks of this Music Video and if they share the same musical composition.   
Songs more than 100-150 years old are still in popular use within the Indo-Caribbean Music field and they all trace their roots back to Uttar Pradesh and Bihar in India.

Have a look at the instruments as well which are used in India and the Caribbean.
The Harmonium oddly enough is actually of European origin and was imported to India whereas nowadays it is more associated with Indian music.
 


SITTING MUSIC

Spic_macay07a_2 Known in Trinidad and Guyana as "tãn-singing" or "local-classical music" and in Suriname as "baithak gãna" ("sitting music"), tãn-singing has evolved into a unique idiom, embodying the rich poetic and musical heritage brought from India as modified by a diaspora group largely cut off from its ancestral homeland...


Book :
East Indian Music in the West Indies : Tân-Singing, Chutney, and the Making of Indo-Caribbean Culture by Peter Manuel. Includes a CD - see info HERE.

TRINIDAD & TOBAGO : MUNGAL PATASAR


TABLER MASTER PANDIT SHARDA SAHAI  SITE

Guruji is one of the undisputed legendary pillars of modern tabla.

07/09/2006

FRIGHTFUL SHIPWRECK OF COOLIES

FRIGHTFUL SHIPWRECK OF COOLIES —  260 LIVES LOST.
————————————————————————————
From the Friend of India, August 31, 1865.

If any other argument were wanted to prove the necessity of the Indian government giving earnest attention to the coolie emigration trade, it is to be found in the tale of horrors with which Calcutta has been occupied during the past week.

On Sunday, 19th August, the American built ship, Eagle Speed, Captain Brinsden, left Port Canning with 497 coolies for Demerara. Of these 300 were men, 93 women, 65 boys and girls under 10, and 39 infants—in all equal to 425 adult coolies. All the formalities attending the departure and the arrangements of an emigrant ship were duly observed. The crew was sufficiently strong as to numbers, being of the same strength as when they left England.

There were twenty-six sailors and officers, exclusive of cabin boys, cooks, and assistants. Captain Hoskins, the portmaster, appointed Mr. Vardy, one of the three Mutlah pilots, to pilot the vessel, and he himself, with the port doctor and three other Europeans, went down the river in her. He was aware that some of the crew were sick, but did “not know whether the number was over the average;” he knew that “three or four” were drunk, including the second officer and the boatswain, and they continued drunk the next day.

The Lady Elgin, Capt. Heath, which had been sent round from Calcutta, towed the ship down to Halliday's Island where she anchored for the night. On Monday morning she went on down the Eastern Channel. The barometer was low and the wind from the west ; and soon the sea rose so high, as the wind veered to the south that the ship feared the steamer would not be able to tow her.

At 4 in the afternoon, in sight of the Mutlah reef buoy, with the water low, the tide setting in and a fresh breeze blowing, the rope connecting the steamer and the vessel parted.

The sands were a mile off, and during the two hours spent in passing another rope, she drifted towards the sands, without setting sail, which was impossible ; or letting go the anchor which, Captain Brinsden confesses, it would have been better to have done. She struck at half-past 6 in 4¼ fathoms, and then the anchor was dropped, while the sea rolled in “very high.” After half-an-hour she went off to the southward, but with 19 inches of water in the hold. At 9 o'clock the machinery of the steamer became deranged, and the ship anchored at the western channel at 10.

The coolies had been at the pumps from the first, but the water increased, and at 3 on the morning of Tuesday, the 22nd, with darkness around and a heavy sea, the Eagle Speed signalled to the steamer that she was sinking. At 4 the steamer's boat reached the ship, and the steamer herself approached. But no attempt was made to pass ropes, though this could have been done by daylight, and she might have been at Halliday's Island by ten o'clock.

On this point Captain Hoskins evidence is clear—“Under the circumstances, it would have taken two hours to pass hawsers, they would have readily passed by daylight. Suggesting that the wind was favourable and the sails were set, the steamer could have towed the vessel to safe anchorage in four hours. She would have been at 10 a.m. at Halliday's Island.”

Now we come to the tale of mismanagement, inhumanity and horrible sacrifice of life. Three of the Eagle Speed's boats were launched, manned by the crew, and commanded by Captain Hoskins, by the pilot at Captain Brinsden's request, and by the second officer, the first being ill. Including the coolies, who threw themselves into the water on hencoops, the boats saved 169, and all the Europeans.

Captain Hoskins' boat made five trips, but the others were soon smashed ; one of them had at half-past 12 brought off the captain, whom his own crew refused to help.

The steamer's boat was also smashed after one trip. Her two large boats were never launched. Captain Hoskins said, “Had the steamer anchored ahead, and a raft been made, many more lives might have been saved,” but there was no material to make a raft of, and Captain Brinsden in vain “asked the steamer to anchor on the bow or astern, and pass lines, in order to keep up a quicker and safer communication.”

Before the captain left, the boatswain had deserted the compounder and some topasses had broken into the brandy-closet, the interpreter was not to be found, and the pilot, who knew the language, did not return to the ship. “From the first to last the crew acted badly. There was some difficulty in getting them to man the boats latterly. They were shamed into it by the passengers.”

(continued, see below).

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23/08/2006

COOLIES : HOW BRITAIN REINVENTED SLAVERY

54b3 COOLIES :
HOW BRITAIN REINVENTED SLAVERY


The slave trade was officially abolished throughout the British Empire in 1807.

This documentary reveals one of Britain's darkest secrets : a form of slavery that continued well into the 20th century - the story of Indian indentured labour.

Coolies : How Britain Reinvented Slavery - VIDEO

Indentured workers from North India. 

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12/05/2006

UN "COULIE" EN GUYANE

TROUVAILLES
de Guy Stéhlé :

Un coulie en Guyane

Dans "Voyage d'exploration à l'intérieur des Guyanes" par le docteur Jules CREVAUX, médecin de première classe de la marine française (1876-1877), on trouve mention, pages 368 et 376, du sort d'un jeune "coulie" que le médecin avait pris en charge.

Voici des extraits : "(A Cayenne) On me donne l'ordre de faire partie d'une commission chargée de visiter un convoi de coulies, c'est- à-dire de travailleurs arrivant des Indes sur un navire anglais."

(Une épidémie de typhus sévissant à bord, le docteur Crévoux renvoie la commission, reste seul sur le navire anglais puis fait transporter les malades sur l'Ilet de la Mère, dans un ancien pénitencier presque désaffecté, et y reste soigner les malades.

Il adopte un jeune coulie qui chasse, pour améliorer son ordinaire, des iguanes et des sarrigues) "Ce futur compagnon de voyage, inscrit sur la liste des immigrants sous le nom de SABABODI ou SABA, avait un goût très prononcé pour la chasse (...).

Après douze jours, l'épidémie s'étant complètement arrêtée par le simple effet du transbordement des passagers, le médecin de la santé vint m'annoncer que j'avais la libre pratique. Ce n'est pas sans plaisir que je revins à Cayenne.

Le lendemain, les coulies transportés à terre sont groupés par lots de trois ou quatre personnes et adjugés aux agriculteurs et industriels de la colonie. J'obtiens des autorités que le jeune SABABODI ne soit pas compris dans cette répartition.

Cet enfant m'est confié contre la somme de cent trente sept francs pour une période de cinq années.

Les conditions de l'administration portent en outre que j'aurai à le nourrir et à lui donner cinq francs par mois jusqu'au moment où il sera adulte." (Plus tard, lors d'une expédition chez les Bonis, il se voit forcé par manque de nourriture, de se séparer d'une partie de l'équipe dont "mon pauvre petit SABABODI qui est d'ailleurs gravement malade") "

Le lendemain, je me mets en route avec un seul canot et quatre hommes.

SABA, que j'ai fait transporter sur la plage, sur le dos d'un indien Emerillon qui chassait près de là, verse des torrents de larmes en me quittant.

Forcé par les circonstances de l'abandonner, je lui remets des lettres pour mes collègues, le recommandant à leurs bons soins; ils se chargeront de le remettre sur pied et il restera à leur service jusqu'à mon retour."

Source :
http://www.ghcaraibe.org/bul/ghc061/p1082.html

avec nos remerciements.

 

27/03/2006

HARO SUR L'INCONSCIENT COLONIAL!

NOTA:
Cet univers scolaire a aussi existé, et ses séquelles-mémoire restent encore présentes, aux Antilles françaises. Cet ouvrage est donc tout aussi recommandé aux Créoles et créolistes. JS.


Symbole et Châtiments
Regard sociologique sur l’inconscient scolaire colonial
en Afrique noire francophone par Emmanuel AMOUGOU
.

Amougou_2


En mettant en place, en Afrique noire, des écoles spécifiquement destinées à la formation des élites indigènes et coloniales, le pouvoir colonial français a généré du même coup un univers scolaire tout à   fait particulier.

Un univers au sein duquel les maîtres, les instituteurs et autres formateurs métropolitains, devaient appliquer des types de punitions qui n’étaient plus pratiqués, au moins théoriquement en France , depuis la Loi Guizot du 28 juin 1833. 

Autant les instituteurs métropolitains tiraient leur légitimité de la logique de domination coloniale dont ils servaient les intérêts tout en servant les leurs propres, autant les maîtres et moniteurs indigènes - dépourvus du capital pédagogique nécessaire - devaient construire la leur en puisant (par compensation !) dans les pratiques punitives liées aux représentations traditionnelles de l’enfant dans l’univers familial africain.

C’est donc dire combien tout inconscient scolaire ne saurait être le résultat des seules ‘‘expériences proprement scolaires’’.

Dans la construction de cette dimension fondamentalement arbitraire qu’est l’inconscient scolaire colonial, les châtiments corporels et autres punitions comme le port du symbole constituent des pratiques redoutables qui, encore de nos jours, rappellent aux générations entières d’élèves africains, les images, les comportements et les pratiques inoubliables de leurs anciens maîtres d’école.

Et parmi ces élèves, peut-on véritablement imaginer le nombre de ceux qui ont déserté cet univers scolaire impitoyable ?

 Emmanuel AMOUGOU est sociologue et enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux. Il est membre de l’équipe de recherche ‘‘Production de la Ville et Patrimoine’’ - UMR n°5185 CNRS-ADES.

Sur la question coloniale, il est l’auteur de "La Construction de l’Inconscient".

Autres livres d'Emmanuel.

Genre: Essai
Parution: Mars 2006
Nombre de Pages: 232
Format: 10x15cm
Poids: 300 g
EAN: 978 2911372902
ISBN: 2-911372-90-5
Prix public: 18 €

Collection ‘‘Logiques Sociales’’, Paris 2002.
Editions Menaibuc / Contact Presse : 06 61 53 28 60
BP. 109 - 75862 Paris Cedex 18
Web : www.menaibuc.com / Mail : menaibuc@wanadoo.fr
Interview auteur : menaibuc.com, africamaat.com
Diffusion : librairies, menaibuc.com, fnac.com, dilicom.

Genre: Essai
Parution: Mars 2006
Nombre de Pages: 232
Format: 10*15cm
Poids: 300 g
EAN: 978 2911372902
ISBN: 2-911372-90-5
Prix public: 18 €
INFORMATIONS
Editions Menaibuc
Contact Presse : 06 61 53 28 60
BP. 109 - 75862 Paris Cedex 18.

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25/01/2006

INDENTURED IMMIGRATION EFFECTS

Recasting Indian women in colonial Guyana:
gender, labor and caste in the lives of
indentured and free laborers
by M. Seenarine

Indentured emigration (1838-1917) had different effects on the population
in Guyana, based on an individual’s gender, religion, class, caste, race,
location and age. This paper explores how these effects were different with
relevance to indian women. While the shortage of indian females during the
early indenture period might have resulted in an improved status for some
indian women in guyana, it also led to various forms of control and servitude.
During the later indenture period, indian women were ‘re-casted’ through the
blending of indian religions and cultures, and the rebuilding of the indian male
family structure, both of which served to divide women and reinforce male
control of females’ labor, sexuality, reproduction and mobility......

Full Article at Indian Diaspora resources :
http://www.jahajeedesi.com/forums/index.php?showforum=9

01/10/2005

JAMAICA : INDIAN HERITAGE DAY IS MAY 10.

Jamaica, in recognition of the history of the Indians who came
has declared May 10 as ‘Indian Heritage Day’.

Migration of Indians to Jamaica –  Integration and Contribution to Development

 

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