With
90% of the island’s housing destroyed and heavy loss of life, the
consequences of the September 30 earthquake and tsunami will be
long-lasting for the people of Samoa.
By
clicking on any image in the slideshow (link below), you’ll be able to order
large format prints from a small selection of high-quality photographs taken in
Samoa by Travel Photographer Karim Sahaï.
In doing so, you will be helping Samoans, and contributing to the
rebuilding of their beautiful island nation.
100% of prints sale
proceeds will be transfered to the New-Zealand Red Cross, spearheading
the relief effort.
HOMMAGE À UN GUADELOUPÉEN CRÉOLE NÉ EN INDE : INAUGURATION DE LA RUE DEBIDINE SAHAÏ A BAIE-MAHAULT LE 11 NOVEMBRE 2008
'The past is never dead. It's not even the past.'- William Faulkner (Requiem for a Nun).
Arrivée de bateau dans la darse de la Pointe à Pitre, lieu de débarquement des travailleurs venus de l'Inde. (Image collection lameca.org)
Si rares sont les dénominations de lieux aux Antilles Françaises au nom de personnes d’origine indienne!
Le 11 novembre 2008, la Municipalité de Baie-Mahault honorait un ancêtre indien devenu guadeloupéen créole, en nommant une rue Débidine Sahaï au lieu dit “Fond Sarrail”, quartier de La Jaille, jadis propriété d’une famille de notaires parmi lesquels le Général de division La Jaille, sénateur de la Guadeloupe.
Le Général Maurice Paul Emmanuel Sarrail, né à Carcassonne le 6 avril 1856, militaire français de la Première Guerre mondiale, commandant en chef de l’armée française d’Orient, est inhumé aux Invalides.
Mais ce grand militaire qui a son avenue à Paris, son quai à Lyon,vde nombreuses rues en France, de Créteil à St Dizier, ou à Montauban... n’a aucun rapport avec son contemporain indo-guadeloupéen Débidine Sahaï.
C’est cette ineptie administrative qu’a voulu rattraper le maire de Baie-Mahault Ary Chalus, interpellé par les descendants de Sri Débidine Sahaï, engagé indien arrivé de l’Inde dans les années 1880 sur un “coolie ship” parti de Kolkata (Calcutta) le “British Navy”.
Après son débarquement à la Darse de Pointe-à-Pitre, Débidine Sahaï vécut et travailla en effet sur l’habitation La Jaille, qui en se développant allait devenir la première bourgade de Baie-Mahault.
L’inauguration de la rue Débidine Sahaï avait lieu dans le cadre du recensement des personnes-ressource de la commune et de la fête du quartier “Fond Sarrail”, là où le jeune homme arrivé vers 1880 habita, acquit des terres par son dur labeur, et contribua au développement de sa commune d’adoption.
L’état-civil de la ville de Baie-Mahault nous apprend qu’en l’an 1890, le matin du samedi 25 avril, eut lieu le mariage du sieur Débidine Sahaï, âgé de 39 ans, cultivateur, domicilié en cette commune de la Baie-Mahault, immigré n° 25.615, d’une part, et de la demoiselle Marie Tayé, âgée de 18 ans, célibataire, cultivatrice, née et domiciliée en cette même commune de la Baie-Mahault, fille du sieur Nagaman, n° 17.723 bis.
Notons en passant que les travailleurs indiens n’avaient pour toute pièce d'identité que le précieux numéro de contrat. Nous y reviendrons.
De l'union entre un des derniers migrants Indiens, né au Bihar, état agricole pauvre du Nord de l’Inde, parlant Bhodjpuri (dialecte Hindi) et convoyé depuis Calcutta (Kolkata), avec une jeune tamoule née en Guadeloupe dont le père, portant le nom de Nagaman, avait été convoyé de Pondichéry, Inde du Sud, devaient naître 15 enfants.
Les deux premiers enfants, Rodolphe Gabriel, arrière grand-père de votre serviteur, et Albert Aristide Sahaï, étaient déjà en fait nés, à La Jaille Baie-Mahault, lorsque le mariage fut célébré.
Notons que le Créole fut adopté par des Indiens venus de régions très éloignées du Nord et du Sud de l’Inde et leur permit de communiquer entre eux malgré la barrière qui séparait le Bhodjpuri du Tamoul, de se marier, de travailler et de vivre aux colonies - un pseudo-Eldorado où on leur avait fait croire qu’ils allaient s’enrichir à faire sécher de la poudre d’or au soleil... Le “colombo” (du mot tamoul kolbou) devenu plat "national” de nos îles, est finalement une production îlienne indo-créole, élaborée à partir du cari des tamouls de l’Inde du Sud et de la masala du Nord. Les plantes indiennes entrant dans ces compositions ayant été cultivées intensivement en Guadeloupe par les arrivés de l'Inde et leurs descendants.
Notons aussi le passage immédiat des prénoms indiens comme Débidine à des noms de Saints chrétiens en français comme Marie ou Gabriel... Les Sahaï de Guadeloupe en sont une pléiade ! L’histoire de la francisation et de la catholicisation imposée aux migrants ne fut pas sans douleurs et sans larmes…
Le travail ardu et le service à la terre d’adoption sera la réponse des immigrants indiens face à deux difficultés de fond : rejet par les anciens esclaves qui voyaient en eux des individus acceptant de faire un travail dont ils ne voulaient plus et, avec l'éloignement, la quasi-disparition de la plus grande partie de leurs langues, religions, coutumes, codes vestimentaires, suite à une acculturation forcenée.
Après ces années à La Jaille Baie-Mahault, Débidine partira pour “la Capesterre”, aujourd'hui Capesterre Belle-Eau. Une partie de La Jaille gardera son nom en souvenir de sa présence et de son travail, et sera désignée en créole par les gens “Fon Saray”. Ce nom sera transformé par les toponymistes des temps modernes, s'appuyant sur leurs références françaises plutôt qu'au fonds local, en un homonyme “Fond Sarrail”.
Débidine Sahaï travaillera de nombreuses années sur l'ancien Domaine du Marquisat de Sainte-Marie de la Capesterre, et y eut onze enfants. L’ancienne sucrote rachetée par Henri Longueteau avait été transformée en 1895 en distillerie pour produire ce qu'on a appelé à l'époque le “rhum z'habitants”, une innovation qui perdure encore, et a gardé son originalité. La distillerie Longueteau, la plus ancienne encore active en Guadeloupe, fonctionne toujours comme au temps de l'employé Débidine Sahaï et des charrettes à bœufs. Pas d'électricité, pas d'essence, ni même de pétrole : c'est la vapeur produite grâce aux résidus de la canne broyée que l'on appelle la bagasse qui actionne toujours un piston vieux de 87 ans et surprend les visiteurs !
Les premiers M. et Mme Sahaï de la Guadeloupe vécurent ensuite à la section Viard, commune de Petit-Bourg, où ils eurent leurs deux derniers enfants, François et Léonie. Puis ils s’installèrent définitivement dans la jolie commune toute proche “de la Goyave” qui tient son nom des nombreux goyaviers qui poussaient le long de la principale rivière qui descend de la forêt tropicale, recouvrant la montagne.
Débidine Sahaï y acheta grâce à son travail une terre à cultiver “allant de la montagne à la mer”, comme disent ses descendants. Il reste de cette propriété, à la section Sarcelle, une partie où habitent plusieurs familles Sahaï, auprès de la tombe de l'ancêtre Débidine décédé le 31 mai 1920 à 69 ans. Il repose auprès de son épouse et de deux de ses fils, à l’ombre des avocatiers,
arbres à pain, ylang-ylang et autres arbres qu’il y planta.
Ce n’est qu’en 1923, trois ans plus tard, que les travailleurs Indiens de la Guadeloupe et leurs descendants, jusque-là porteurs pour toute identité de simples numéros d'apatrides et tenus à l'écart de la vie socio-politique, acquerront nationalité française et droit de vote, grâce au combat d’Henry Sidambarom.
Quant à notre Général Maurice Paul Emmanuel Sarrail, Haut-commissaire de la République française en Syrie, commandant en chef de l’armée du Levant, il est rappelé en France l’année d’après, le 29 novembre 1924, "à cause de sa manière violente lors de la révolte des Druzes". Il rend définitivement l’ârme à Paris, le 23 mars 1929.
Les dix fils de Débidine Sahaï portaient les prénoms suivants: Gabriel, Aristide, Emile, Marcel,
Maxime, Joseph, Edgard, Paul, Léon, et François. Ses dix filles se prénommèrent Eugénie, Marie (Mayotte), Eliane, Béatrice et Léonie. La doyenne de ses descendants vivants est Agnès Michelle Sahaï, veuve Siwsanker, aujourd’hui âgée de 92 ans.
Les fils de Débidine travaillèrent dans les habitations puis les usines à sucre (Paul Aubin, Darboussier, Blanchet, Bonne-Mère, Rougeol, Beauport...) où ils se distinguèrent. Leurs nombreux descendants sont à ce jour actifs dans des domaines divers au service de tous – agriculture, santé, administration, éducation, commerce, musique, radiophonie, cinéma... Tant
dans les villes et communes de Guadeloupe qu'en France, Europe, Nouvelle-Zélande… ils ont essaimé.
En ce 11 novembre 2008, avec la rue Débidine Sahaï, qui va “du pénitencier à l’école des Sœurs de la Jaille”, la municipalité de Baie-Mahault inaugurait à "Fon Saray" une rue Gaston Cazalis et une stèle en mémoire des femmes victimes de la violence, suite à des actes meurtriers et barbares commis dans le quartier quelques jours auparavant.
S’associant à cette émotion, la famille Sahaï a souhaité que l’éducation à la non-violence, à la tolérance et au travail persévérant, nobles apports des travailleurs venus de l’Inde, fasse partie de la solution.
Dans cette optique d'élévation et d'éducation, un Mémorial Multi-Culturel Débidine Sahaï serait d’ores et déjà un projet.
Jay Shri Débidine Sahai !
Jean S. Sahaï
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Images (click'agrandables) :
Arrivée dans la darse de Pointe-à-Pitre, lieu de débarquement des travailleurs de l'Inde
André Sahaï, petit-fils de Débidine Sahaï lors de l'inauguration
Ary Chalus, maire de Baie-Mahault dévoile la première plaque de la rue Débidine-Sahaï
Stéphane Vieillot dévoile une autre plaque, clin d'œil complice à son aïeul
Jean, Jude, Ali, Aïsha Sahaï
Aïsha Sahaï sous une des plaques de la nouvelle rue
Agnes Michelle-Siwsanker, la plus ancienne Sahaï vivante de Guadeloupe
Diversité : les Sahaï de la Guadeloupe moderne
Les tombes de Débidine Sahaï, son épouse et ses deux fils à Goyave, Guadeloupe.
Ary Chalus, Maire de Baie-Mahault et sa municipalité
Ena Vieillot-Sahaï, Jude Sahaï, Aïsha Sahaï (recherches généalogiques)
Fred Négrit (photos)
Peggy Mohan (New Delhi, recherches en Bhodjpuri, écriture du nom de Débidine Sahaï)
La Plantation Longueteau à Sainte-Marie, Capesterre Belle-Eau
"On peut parfois compter toutes les oranges qui sont dans l'arbre, mais jamais tous les arbres qui sont contenus dans l'orange." - A.K. Ramanujan (1929-1993).
CHANSON ANCIENNE EN BHODJPURI : "Haath mein mehndi"
A lot of people who are interested in technology become
ham radio operators. Ham radio can be very educational in a way the
Internet can’t touch: you can learn about analog electronics, and about
the synthesis of analog and digital that is wireless data
communications. You can build your own equipment from the ground up,
while most computer folks only get to plug cards together. You can
communicate around the world without an Internet - with nothing but air
between you and the person you’re talking to. You can even call up Mir
or the Space Shuttle, or operate one of many satellites that hams have
built and had launched as “hitch-hikers” along with commercial space
payloads. - OM Bruce Perens, K6BP.
FJ5KHSt Barthelemy Radio-Club Station
op. Sam, FG5 ED, 22-30 July 2008,
QSL INFO : see below - PLEASE PASS INFO AROUND.
For the time being the St Barth 'club station' shack is but a tiny repeater storehouse with no water or electricity, situated on a high point, a hill top in the Lurin bushy area. A great radio spot donated by the island authority indeed, with a beautiful view, lots of space for a nice shack and antennas.
A rope-pulling starter Adomo generator provided the power for my operation, but it would not start unless you had the energy of a lion to pull out the rope... I had to come and go from the station to where I was staying, as basic commodities are not yet available on or near the site.
Antennas are a Cushcraft beam for 10, 15, and 20, and another for 17 and 30m, a gift of famous Clipperton DXpeditioner OM Paul, F6EXV, and 2 dipoles for 80 and 160m. No rotors on the beams.
I used an ICOM 100 watt transceiver, an MFJ antenna tuner and a Bencher keyer kindly lent by OM Adolphe, FJ5AB.
Condx were poor, as the sunspots would have it these days... I did most contacts on 20 and 40m. Some heavy pile-ups from US and Europe. A few JA's, a 4Z4, some TF3..
The project is to erect a wooden structure and equip it so that OMs can enjoy operating, running contests, etc. With a little help from all our friends...
The nearby Gouverneur beach is fantastic. Needless to say, the St Barth people are highly hospitable and naturally friendly.
I do plan to go back soon.
■ July 28 : last day.
Total 1,200 QSOs.
QSL info is below.
Special thanks to OM Adolphe Brin FJ5AB and family, Nathalie Brin for the sweet hospitality, OM Clémenceau Gréaux for the friendly support, OM Bill W2AY for the great eyeball QSOs, Chantal Godeau for QSY and logistic help, Monsieur François Berry for the mangoes !
Also to OM Paul, F6EXV who donated 2 CushCraft beam antennas to FJ5KH Club station.
■ July 27 : temperamental generator, yesterday it wouldn't start...
■ July 26 : plan to operate today on 14 CW and other bands if openings.
■ July 25 : Some propagation on 20m and 7mhz this morning, even worked few JA's. Other bands are dead or noisy. QSB is bad. So far, abt 550 CW QSOs
Today is the wedding of Anne (daughter of OM FJ5AB) and Xavier (from Capesterre, Guadeloupe) !
Look for me around 01Z around 14.012 or 7.005 CW.
■ July 24 : 225 QSOs yesterday mostly on 20m. Cndx vy poor on other bands. Will be active today and night. Look on 14.012. Will accept QSY to other bands while on 14012. Messages can be left below after article on this blog, Vy 73. Sam
■ July 23 : Diesel generator and ICOM transceiver brought to the site by OM Adolphe FJ5AB. Antennas and rig are ready, operation starts today. Look for FJ5KH CW lower end on all bands.
■ JULY 2008 ST BARTHELEMY ISLAND DXpedition by Sam SAHAI, FG5ED ex-FG7AS, FKoAT, YJoKMS...
A1-Op, REF and UFTmember. I will be operating the St Barth Radio-Club station FJ5KH from July 22nd to 30th, mostly in CW
QSL INFO : one and onlyroute - for THIS operation only - is direct to :
Ch. GODEAU 13, ave. Buckeburg, F-72300 Sablé, France
:(one green stamp will not cover postage. More info will be on this blog soon.
Best 73's and DX to all !
"INDEXA supports DXCC countries on the "Most Wanted List" published by several DX publications. FJ has had numerous DXpeditions since it was announced to be a new DXCC earlier. You could possibly help support INDEXA also.“ - Message from OM Gary Dixon, K4MQG, INDEXA President, to FG5ED.
Quittant les bouffes de Paris, c’est dans le cadre plus social de La Courneuve que nous nous sommes rendus au soir du vendredi 2 novembre 2007 pour assister au vernissage de l’exposition de peinture d’un sympathique artiste trentenaire, V.P. Vasuhan.
Originaire d’Alaveddy dans la région tourmentée de Jaffna au nord de Sri Lanka, V.P. Vasuhan n’a pas perdu ses années passées comme réfugié.
Avant d’arriver en France, il a séjourné à Chypre où il a étudié la peinture, et visité Israël, l’Egypte, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche.
Son attachement pour la France, il dit le devoir à la richesse de la production artistique du pays.
Même après la Deuxième Guerre mondiale, nous a-t-il expliqué, la France a connu une impressionnante profusion d’art et de grands artistes.
Music of Indo-Caribbean Culture : Influences of Bhojpuri
Culture in Chutney Music It seems not much has changed since the time our Ancestors left ! (info courtesy Jon Budram). Many Chutney
Songs are traditional Bhojpuri Folk Songs or are influenced by them. Check this interesting Song : see if you can identify the Song or a few Chutney tracks of this Music Video and if they share the same musical composition.Songs more than 100-150 years
old are still in popular use within the Indo-Caribbean Music field and
they all trace their roots back to Uttar Pradesh and Bihar in India.
Have
a look at the instruments as well which are used in India and the
Caribbean. The Harmonium oddly enough is actually of European origin
and was imported to India whereas nowadays it is more associated with
Indian music.
SITTING MUSIC
Known in Trinidad and Guyana as "tãn-singing" or "local-classical
music" and in Suriname as "baithak gãna" ("sitting music"), tãn-singing
has evolved into a unique idiom, embodying the rich poetic and musical
heritage brought from India as modified by a diaspora group largely cut
off from its ancestral homeland... Book :East Indian Music in the West Indies : Tân-Singing, Chutney, and the Making of Indo-Caribbean Culture by Peter Manuel. Includes a CD - see info HERE.
FRIGHTFUL SHIPWRECK OF COOLIES — 260 LIVES LOST. ———————————————————————————— From the Friend of India, August 31, 1865.
If any other argument were wanted to prove the necessity of the Indian government giving earnest attention to the coolie emigration trade, it is to be found in the tale of horrors with which Calcutta has been occupied during the past week.
On Sunday, 19th August, the American built ship, Eagle Speed, Captain Brinsden, left Port Canning with 497 coolies for Demerara. Of these 300 were men, 93 women, 65 boys and girls under 10, and 39 infants—in all equal to 425 adult coolies. All the formalities attending the departure and the arrangements of an emigrant ship were duly observed. The crew was sufficiently strong as to numbers, being of the same strength as when they left England.
There were twenty-six sailors and officers, exclusive of cabin boys, cooks, and assistants. Captain Hoskins, the portmaster, appointed Mr. Vardy, one of the three Mutlah pilots, to pilot the vessel, and he himself, with the port doctor and three other Europeans, went down the river in her. He was aware that some of the crew were sick, but did “not know whether the number was over the average;” he knew that “three or four” were drunk, including the second officer and the boatswain, and they continued drunk the next day.
The Lady Elgin, Capt. Heath, which had been sent round from Calcutta, towed the ship down to Halliday's Island where she anchored for the night. On Monday morning she went on down the Eastern Channel. The barometer was low and the wind from the west ; and soon the sea rose so high, as the wind veered to the south that the ship feared the steamer would not be able to tow her.
At 4 in the afternoon, in sight of the Mutlah reef buoy, with the water low, the tide setting in and a fresh breeze blowing, the rope connecting the steamer and the vessel parted.
The sands were a mile off, and during the two hours spent in passing another rope, she drifted towards the sands, without setting sail, which was impossible ; or letting go the anchor which, Captain Brinsden confesses, it would have been better to have done. She struck at half-past 6 in 4¼ fathoms, and then the anchor was dropped, while the sea rolled in “very high.” After half-an-hour she went off to the southward, but with 19 inches of water in the hold. At 9 o'clock the machinery of the steamer became deranged, and the ship anchored at the western channel at 10.
The coolies had been at the pumps from the first, but the water increased, and at 3 on the morning of Tuesday, the 22nd, with darkness around and a heavy sea, the Eagle Speed signalled to the steamer that she was sinking. At 4 the steamer's boat reached the ship, and the steamer herself approached. But no attempt was made to pass ropes, though this could have been done by daylight, and she might have been at Halliday's Island by ten o'clock.
On this point Captain Hoskins evidence is clear—“Under the circumstances, it would have taken two hours to pass hawsers, they would have readily passed by daylight. Suggesting that the wind was favourable and the sails were set, the steamer could have towed the vessel to safe anchorage in four hours. She would have been at 10 a.m. at Halliday's Island.”
Now we come to the tale of mismanagement, inhumanity and horrible sacrifice of life. Three of the Eagle Speed's boats were launched, manned by the crew, and commanded by Captain Hoskins, by the pilot at Captain Brinsden's request, and by the second officer, the first being ill. Including the coolies, who threw themselves into the water on hencoops, the boats saved 169, and all the Europeans.
Captain Hoskins' boat made five trips, but the others were soon smashed ; one of them had at half-past 12 brought off the captain, whom his own crew refused to help.
The steamer's boat was also smashed after one trip. Her two large boats were never launched. Captain Hoskins said, “Had the steamer anchored ahead, and a raft been made, many more lives might have been saved,” but there was no material to make a raft of, and Captain Brinsden in vain “asked the steamer to anchor on the bow or astern, and pass lines, in order to keep up a quicker and safer communication.”
Before the captain left, the boatswain had deserted the compounder and some topasses had broken into the brandy-closet, the interpreter was not to be found, and the pilot, who knew the language, did not return to the ship. “From the first to last the crew acted badly. There was some difficulty in getting them to man the boats latterly. They were shamed into it by the passengers.”
The slave trade was officially abolished throughout the British Empire
in 1807.
This documentary reveals one of Britain's darkest secrets : a
form of slavery that continued well into the 20th century - the story
of Indian indentured labour.
Dans "Voyage d'exploration à l'intérieur des Guyanes"
par le docteur Jules CREVAUX, médecin de première classe de la
marine française (1876-1877), on trouve mention, pages
368 et 376, du sort d'un jeune "coulie" que le médecin
avait pris en charge.
Voici des extraits :
"(A Cayenne) On me donne l'ordre de faire partie d'une
commission chargée de visiter un convoi de coulies, c'est-
à-dire de travailleurs arrivant des Indes sur un navire
anglais."
(Une épidémie de typhus sévissant à bord, le docteur
Crévoux renvoie la commission, reste seul sur le navire
anglais puis fait transporter les malades sur l'Ilet de la
Mère, dans un ancien pénitencier presque désaffecté, et y
reste soigner les malades.
Il adopte un jeune coulie qui
chasse, pour améliorer son ordinaire, des iguanes et des
sarrigues)
"Ce futur compagnon de voyage, inscrit sur la liste des
immigrants sous le nom de SABABODI ou SABA, avait un goût
très prononcé pour la chasse (...).
Après douze jours,
l'épidémie s'étant complètement arrêtée par le simple
effet du transbordement des passagers, le médecin de la
santé vint m'annoncer que j'avais la libre pratique. Ce
n'est pas sans plaisir que je revins à Cayenne.
Le
lendemain, les coulies transportés à terre sont groupés
par lots de trois ou quatre personnes et adjugés aux
agriculteurs et industriels de la colonie. J'obtiens des
autorités que le jeune SABABODI ne soit pas compris dans
cette répartition.
Cet enfant m'est confié contre la somme
de cent trente sept francs pour une période de cinq
années.
Les conditions de l'administration portent en
outre que j'aurai à le nourrir et à lui donner cinq francs
par mois jusqu'au moment où il sera adulte."
(Plus tard, lors d'une expédition chez les Bonis, il se
voit forcé par manque de nourriture, de se séparer d'une
partie de l'équipe dont "mon pauvre petit SABABODI qui est
d'ailleurs gravement malade")
"
Le lendemain, je me mets en route avec un seul canot et
quatre hommes.
SABA, que j'ai fait transporter sur la
plage, sur le dos d'un indien Emerillon qui chassait près
de là, verse des torrents de larmes en me quittant.
Forcé
par les circonstances de l'abandonner, je lui remets des
lettres pour mes collègues, le recommandant à leurs bons
soins; ils se chargeront de le remettre sur pied et il
restera à leur service jusqu'à mon retour."
NOTA: Cet univers scolaire a aussi existé, et ses séquelles-mémoire restent encore présentes, aux Antilles françaises. Cet ouvrage est donc tout aussi recommandé aux Créoles et créolistes. JS.
Symbole et Châtiments Regard sociologique sur l’inconscient scolaire colonial en Afrique noire francophone par Emmanuel AMOUGOU.
En mettant en place, en Afrique noire, des écoles spécifiquement destinées à la formation des élites indigènes et coloniales, le pouvoir colonial français a généré du même coup un univers scolaire tout à fait particulier.
Un univers au sein duquel les maîtres, les instituteurs et autres formateurs métropolitains, devaient appliquer des types de punitions qui n’étaient plus pratiqués, au moins théoriquement en France , depuis la Loi Guizot du 28 juin 1833.
Autant les instituteurs métropolitains tiraient leur légitimité de la logique de domination coloniale dont ils servaient les intérêts tout en servant les leurs propres, autant les maîtres et moniteurs indigènes - dépourvus du capital pédagogique nécessaire - devaient construire la leur en puisant (par compensation !) dans les pratiques punitives liées aux représentations traditionnelles de l’enfant dans l’univers familial africain.
C’est donc dire combien tout inconscient scolaire ne saurait être le résultat des seules ‘‘expériences proprement scolaires’’.
Dans la construction de cette dimension
fondamentalement arbitraire qu’est l’inconscient scolaire colonial, les
châtiments corporels et autres punitions comme le port du symbole
constituent des pratiques redoutables qui, encore de nos jours,
rappellent aux générations entières d’élèves africains, les images, les
comportements et les pratiques inoubliables de leurs anciens maîtres
d’école.
Et parmi ces élèves, peut-on véritablement imaginer le nombre
de ceux qui ont déserté cet univers scolaire impitoyable ?
Emmanuel AMOUGOU est sociologue et enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux. Il est membre de l’équipe de recherche ‘‘Production de la Ville et Patrimoine’’ - UMR n°5185 CNRS-ADES.
Sur la question coloniale, il est l’auteur de "La Construction de l’Inconscient".
Recasting Indian women in colonial Guyana:
gender, labor and caste in the lives of
indentured and free laborers
by M. Seenarine
Indentured emigration (1838-1917) had different effects on the population
in Guyana, based on an individual’s gender, religion, class, caste, race,
location and age. This paper explores how these effects were different with
relevance to indian women. While the shortage of indian females during the
early indenture period might have resulted in an improved status for some
indian women in guyana, it also led to various forms of control and servitude.
During the later indenture period, indian women were ‘re-casted’ through the
blending of indian religions and cultures, and the rebuilding of the indian male
family structure, both of which served to divide women and reinforce male
control of females’ labor, sexuality, reproduction and mobility......
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