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30/11/2008

INAUGURATION DE LA RUE DEBIDINE SAHAÏ A BAIE-MAHAULT

Debidine


HOMMAGE À UN GUADELOUPÉEN CRÉOLE NÉ EN INDE : INAUGURATION DE LA RUE DEBIDINE SAHAÏ A BAIE-MAHAULT LE 11 NOVEMBRE 2008

Cpdarselameca_12

 'The past is never dead. It's not even the past.' - William Faulkner (Requiem for a Nun).          

Arrivée de bateau dans la darse de la Pointe à Pitre, lieu de débarquement des travailleurs venus de l'Inde. (Image collection lameca.org)


Si rares sont les dénominations de lieux aux Antilles Françaises au nom de personnes d’origine indienne!

DSC05654Le 11 novembre 2008, la Municipalité de Baie-Mahault honorait un ancêtre indien devenu guadeloupéen créole, en nommant une rue Débidine Sahaï au lieu dit “Fond Sarrail”, quartier de La Jaille, jadis propriété d’une famille de notaires parmi lesquels le Général de division La Jaille, sénateur de la Guadeloupe.

Le Général Maurice Paul Emmanuel Sarrail, né à Carcassonne le 6 avril 1856, militaire français de la Première Guerre mondiale, commandant en chef de l’armée française d’Orient, est inhumé aux Invalides.

Mais ce grand militaire qui a son avenue à Paris, son quai à Lyon,vde nombreuses rues en France, de Créteil à St Dizier, ou à Montauban... n’a aucun rapport avec son contemporain indo-guadeloupéen Débidine Sahaï.

C’est cette ineptie administrative qu’a voulu rattraper le maire de Baie-Mahault Ary Chalus, interpellé par les descendants de Sri Débidine Sahaï, arrivé de l’Inde dans les années 1880 sur un “coolie ship” parti de Kolkata (Calcutta) le “British Navy”. Après son débarquement à la Darse de Pointe-à-Pitre, Débidine Sahaï vécut et travailla en effet sur l’habitation La Jaille, qui en se développant allait devenir la première bourgade de Baie-Mahault.

InaugDebiL’inauguration de la rue Débidine Sahaï avait lieu dans le cadre du recensement des personnes-ressource de la commune et de la fête du quartier “Fond Sarrail”, là où le jeune homme arrivé vers 1880 habita, acquit des terres par son dur labeur, et contribua au développement de sa commune d’adoption.

L’état-civil de la ville de Baie-Mahault nous apprend qu’en l’an 1890, le matin du samedi 25 avril, eut lieu le mariage du sieur Débidine Sahaï, âgé de 39 ans, cultivateur, domicilié en cette commune de la Baie-Mahault, immigré n° 25.615, d’une part, et de la demoiselle Marie Tayé, âgée de 18 ans, célibataire, cultivatrice, née et domiciliée en cette même commune de la Baie-Mahault, fille du sieur Nagaman, n° 17.723 bis.

Notons en passant que les travailleurs indiens n’avaient pour toute pièce d'identité que le précieux numéro de contrat. Nous y reviendrons.

De l'union entre un des derniers migrants Indiens, né au Bihar, état agricole pauvre du Nord de l’Inde, parlant Bhodjpuri (dialecte Hindi) et convoyé depuis Calcutta (Kolkata), avec une jeune tamoule née en Guadeloupe dont le père, portant le nom de Nagaman, avait été convoyé de Pondichéry, Inde du Sud, devaient naître 15 enfants.

Rue StéphaneLes deux premiers enfants, Rodolphe Gabriel, arrière grand-père de votre serviteur, et Albert Aristide Sahaï, étaient déjà en fait nés, à La Jaille Baie-Mahault, lorsque le mariage fut célébré.

Notons que le Créole fut adopté par des Indiens venus de régions très éloignées du Nord et du Sud de l’Inde et leur permit de communiquer entre eux malgré la barrière qui séparait le Bhodjpuri du Tamoul, de se marier, de travailler et de vivre aux colonies - un pseudo-Eldorado où on leur avait fait croire qu’ils allaient s’enrichir à faire sécher de la poudre d’or au soleil... Le “colombo” (du mot tamoul kolbou) devenu plat "national” de nos îles, est finalement une production îlienne indo-créole, élaborée à partir du cari des tamouls de l’Inde du Sud et de la masala du Nord. Les plantes indiennes entrant dans ces compositions ayant été cultivées intensivement en Guadeloupe par les arrivés de l'Inde et leurs descendants.

 Notons aussi le passage immédiat des prénoms indiens comme Débidine à des noms de Saints chrétiens en français comme Marie ou Gabriel... Les Sahaï de Guadeloupe en sont une pléiade ! L’histoire de la francisation et de la catholicisation imposée aux migrants ne fut pas sans douleurs et sans larmes…

Le travail ardu et le service à la terre d’adoption sera la réponse des immigrants indiens face à deux difficultés de fond : rejet par les anciens esclaves qui voyaient en eux des individus acceptant de faire un travail dont ils ne voulaient plus et, avec l'éloignement, la quasi-disparition de la plus grande partie de leurs langues, religions, coutumes, codes vestimentaires, suite à une acculturation forcenée.

DSC00015Après ces années à La Jaille Baie-Mahault, Débidine partira pour “la Capesterre”, aujourd'hui Capesterre Belle-Eau. Une partie de La Jaille gardera son nom en souvenir de sa présence et de son travail, et sera désignée en créole par les gens “Fon Saray”. Ce nom sera transformé par les toponymistes des temps modernes, s'appuyant sur leurs références françaises plutôt qu'au fonds local, en un homonyme “Fond Sarrail”.

Débidine Sahaï travaillera de nombreuses années sur l'ancien Domaine du Marquisat de Sainte-Marie de la Capesterre, et y eut onze enfants. L’ancienne sucrote rachetée par Henri Longueteau avait été transformée en 1895 en distillerie pour produire ce qu'on a appelé à l'époque le “rhum z'habitants”, une innovation qui perdure encore, et a gardé son originalité. La distillerie Longueteau, la plus ancienne encore active en Guadeloupe, fonctionne toujours comme au temps de l'employé Débidine Sahaï et des charrettes à bœufs. Pas d'électricité, pas d'essence, ni même de pétrole : c'est la vapeur produite grâce aux résidus de la canne broyée que l'on appelle la bagasse qui actionne toujours un piston vieux de 87 ans et surprend les visiteurs !

Les premiers M. et Mme Sahaï de la Guadeloupe vécurent ensuite à la section Viard, commune de Petit-Bourg, où ils eurent leurs deux derniers enfants, François et Léonie. Puis ils s’installèrent définitivement dans la jolie commune toute proche “de la Goyave” qui tient son nom des nombreux goyaviers qui poussaient le long de la principale rivière qui descend de la forêt tropicale, recouvrant la montagne. 

Débidine Sahaï y acheta grâce à son travail une terre à cultiver “allant de la montagne à la mer”, comme disent ses descendants. Il reste de cette propriété, à la section Sarcelle, une partie où habitent plusieurs familles Sahaï, auprès de la tombe de l'ancêtre Débidine décédé le 31 mai 1920 à 69 ans. Il  repose auprès de son épouse et de deux de ses fils, à l’ombre des avocatiers, 6663869arbres à pain, ylang-ylang et autres arbres qu’il y planta.

Ce n’est qu’en 1923, trois ans plus tard, que les travailleurs Indiens de la Guadeloupe et leurs descendants, jusque-là porteurs pour toute identité de simples numéros d'apatrides et tenus à l'écart de la vie socio-politique, acquerront nationalité française et droit de vote, grâce au combat d’Henry Sidambarom.

Quant à notre Général Maurice Paul Emmanuel Sarrail, Haut-commissaire de la République française en Syrie, commandant en chef de l’armée du Levant, il est rappelé en France l’année d’après, le 29 novembre 1924, "à cause de sa manière violente lors de la révolte des Druzes". Il rend définitivement l’ârme à Paris, le 23 mars 1929.
 
Les dix fils de Débidine Sahaï portaient les prénoms suivants: Gabriel, Aristide, Emile, Marcel,  Maxime, Joseph, Edgard, Paul, Léon, et François. Ses dix filles se prénommèrent Eugénie, Marie (Mayotte), Eliane, Béatrice et Léonie. La doyenne de ses descendants vivants est Agnès Michelle Sahaï, veuve Siwsanker, aujourd’hui âgée de 92 ans.

Les fils de Débidine travaillèrent dans les habitations puis les usines à sucre (Paul Aubin, Darboussier, Blanchet, Bonne-Mère, Rougeol, Beauport...) où ils se distinguèrent. Leurs nombreux descendants sont à ce jour actifs dans des domaines divers au service de tous – agriculture, santé, administration, éducation, commerce, musique, radiophonie, cinéma... Tant dans les villes et communes de Guadeloupe qu'en France, Europe, Nouvelle-Zélande… ils ont essaimé.

En ce 11 novembre 2008, avec la rue Débidine Sahaï, qui va “du pénitencier à l’école des Sœurs de la Jaille”, la municipalité de Baie-Mahault inaugurait à "Fon Saray" une rue Gaston Cazalis et une stèle en mémoire des femmes victimes de la violence, suite à des actes meurtriers et Michelle Siwbarbares commis dans le quartier quelques jours auparavant.

S’associant à cette émotion, la famille Sahaï a souhaité que l’éducation à la non-violence, à la tolérance et au travail persévérant, nobles apports des travailleurs venus de l’Inde, fasse partie de la solution.

Dans cette optique, un Mémorial Multi-Culturel Débidine Sahaï serait d’ores et déjà en projet.

Jay Shri Débidine Sahai !

Jean S. Sahaï

Debidine

 

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DSC05667




GraveDebi






























Images (click'agrandables) :

  • Arrivée dans la darse de Pointe-à-Pitre, lieu de débarquement des travailleurs de l'Inde
  • André Sahaï, petit-fils de Débidine Sahaï lors de l'inauguration
  • Ary Chalus, maire de Baie-Mahault dévoile la première plaque de la rue Débidine-Sahaï
  • Stéphane Vieillot dévoile une autre plaque, clin d'œil complice à son aïeul
  • Jean, Jude, Ali, Aïsha Sahaï
  • Homonyme et contemporain de Débidine : le Général Sarrail
  • Agnes Michelle-Siwsanker, la plus ancienne Sahaï vivante de Guadeloupe
  • Diversité : les Sahaï de la Guadeloupe moderne
  • Les tombes de Débidine Sahaï, son épouse et ses deux fils à Goyave, Guadeloupe.


Liens utiles

Remerciements

  • Ary Chalus, Maire de Baie-Mahault et sa municipalité
  • Ena Vieillot-Sahaï, Jude Sahaï, Aïsha Sahaï (recherches généalogiques)
  • Fred Négrit (photos)
  • Peggy Mohan (New Delhi, recherches en Bhodjpuri)
  • La Plantation Longueteau à Sainte-Marie, Capesterre Belle-Eau

"On peut parfois compter toutes les oranges qui sont dans l'arbre, mais jamais tous les arbres qui sont contenus dans l'orange." - A.K. Ramanujan (1929-1993).

CHANSON ANCIENNE EN BHODJPURI : "Haath mein mehndi"

03/05/2008

BREAKING FREE FROM SUFFOCATION

RAGHUVIR SAHAY (1928-1990)

Raghuvirsahay    Raghuvir Sahay belongs to a tradition of literature that looks forward rather than to the past for inspiration, for whom the golden age would come when the aspirations of all the millions of people are fulfilled.

   Sahay, like most literary figures of his generation was not merely a significant poet. He was a writer-journalist, a social commentator, a literary critic and a partisan for secularism.

   From late 60's till  the beginning of 80's he was editor of Hindi weekly Dinman, whose  status as the best political-social journal in Hindi is yet to be surpassed.

    He advocated the use of a language that preserved the heritage of Hindustani, the Hindi-Urdu synthesis.

GHUTAN KE BAHAR : BREAKING FREE FROM SUFFOCATION

It is true that one can realize one's human side even while continuing to live in one's own little village.

But it is not possible to cross from one village, one social group, one kind of suffocation, and one kind of freedom to another, while remaining within the boundaries set by one's birth.

If one is to pass over into some other language, some other mode of being, some other country and some other history, some other enclosure, in short -- though only to free oneself from that as well, even sooner than before -- one must break through the seige laid by a closed society, which is a partisan of its own language and which all the while keeps the creative person under observation.

My strength does not come from knowing what I have joined myself to.

The joy I feel in creating springs from the knowledge of what I have broken from, so as to establish a new dwelling place. And if I could also be certain that my new world was built on the debris of the old, I'd be perfectly satisfied.   

  MUJHE KUCHH AUR KAMA THA : I OUGHT TO BE DOING MUCH ELSE

I  OUGHT to be doing much else
        in this unwhole world
        not just keep the promise
        to a landlord
        or shriek at
        a world of horrors
        I ought to be doing much else
        not stand and eat
        a plate in hand
        in a hall teeming with men and women
        maybe I ought to break
        much more than an empty plate
        this year I
        should have made it
        not just gaze in the looking-glass
        shaving a stubble on my chin

I ought to sing and thunder with rage
          or just laugh
          I ought to be going places
          making the salad
          with my sleeves rolled
          I ought to have roughed the bully up
          outbrag the braggart
          dare the dandy
          I ought I ought to put
          my child to sleep
          with a nice lullaby
          I ought to perform much more
          than a mere salute
          gasping in the morning
          and not look atforty
          dazed at the ways of the world
          yet it's amazing
          no one took the note
          when the success
          succeeded

I've watched it happen
          aflimsyfaith everyday
          vanishing bit by bit
          between the jaws of a glorious people
          with survivor's guilt
          of five famines
          I ought to be doing much else
          instead I sit in a reading room
          looking for a familiar face
          now and then for a hefty tome
          I ought to know I know I know
          when my own generation
          took over the reins of the nation
          yet this way the world acts
          doting on rebels
          shunning the revolt

Translations from Hindi : Harish Trivedi/Daniel Weissbort.

Raghuvir_2


 


13/04/2008

SAHAI : SOCIAL HELP FOR THE HANDICAPPED AND INFIRM

Sahai_emb A SYSTEM SPECIFIC TO INDIA TO MEET THE CHALLENGES FACED BY THE PARAPLEGICS

SAHAI is committed to prevent young adults from succumbing to spinal injuries and saving their families from any economic deprivation. In the process we hope to contribute towards an equitable society where the physically challenged can really lead a dignified and independent life.

It is estimated that in India there are about 2 million paraplegics. Of these, 40,000 are in states of Tamil Nadu and Kerala. Most of these paraplegics do not have any chance of survival as they invariably succumb to complications such as bed sores, infection and ultimately a slow miserable death.

Over 90% of paraplegics in India come from the low income or lower middle class income group. Since there is no social security system in India and the Government Medical institutions cannot keep patients with spinal injuries in the hospital for any length of time, they are sent home after the initial treatment.

In the last 9 years SAHAI has treated and rehabilitated 262 paraplegics. SAHAI has had the good fortune of excellent doctors in the field of Neurosurgery, Plastic surgery, Orthopedics, Urology, General surgery and general medicine giving their valued time and effort for treating these patients.

The results, especially in paraplegia of the lower thoracic or lumbar spines, has been phenomenal with the patients becoming mobile and totally independent with calipers.

See CASE STUDIES

Project I: SAHAI Spinal Injuries Hospital, Rehabilitation and Training Centre
Project II: SAHAI Prosthetics and Orthotic Research and Training Institute (SPORTS)

Project III: SAHAI Rehabilitation Work Centre


The annual budget of SAHAI is approximately $27,000 now, excluding surgeries performed free of cost by surgeons associated with SAHAI. See more info HERE

 


29/11/2006

LE SENS DU BIEN : René Sahaï

«Il faut avoir le Sens du Bien.»
René Samson SAHAÏ
Guadeloupe,
1913-2006.

Rene44
René Samson SAHAÏ à 44 ans en 1957.

Paparene93
René Samson SAHAÏ à 93 ans en 2006.

My father René Samson SAHAI born July 28, 1913 passed away peacefully on Nov. 15 at 1 pm Guadeloupe time after a short illness. He was a man of heart and a defender of nature. He was raised as a Christian but was above religious systems and was knwown for his great spiritual kindness, tolerance, and patience towards all. He always thought the presence of indians in Guadeloupe was a key factor of evolution and an example for the country and they should never let others dilute their culture and moral values. He was always thrilled to know someone from India was visiting. He was an ebenist and made sacrifices to give his 2 sons Jude and Jean the best education and an acute sense of always being ready to help others. He always objected to the cutting of a single tree and would never eat a fruit without keeping the seeds in envelopes and sowing them later. He rejected chemical drugs all his life and always believed in eating local fruits and vegetables, instead of imported foodstuffs. He was sad about the growing degradation of our peaceful lifestyle due to influences of Europe and America. He always prayed to God for others and many adults today thank him for having rescued them from idleness and helped them create their own job. At a very young age he thought me to always read something or write something every day, and felt it was necessary for us to learn English.

We are convinced he is in the Light now and we feel no sadness but serene joy at his liberation. Towards the end of his life he regretted that he had not seen India. My mother also passed away peacefully in 1990. J.S. Sahaï.

Papan mwen fèt an 1913, manman'y té ni 14 an! Sété on vré gwadloupéyen kréyol. I té ébénis kafè mèb péyi, apré sa i fè réprézantan a machin a bwa é fouw a pen. I toujou palé kréyol akaz, sa ki pa anpéché nou aprann ki fransé ki dot lang, é pèsé lékol. I toujou défann pyébwa annou, manjé péyi, pran rimed-hazié péyi, é défann sajès péyi. I pa té kontan vwè nou ka pèd fos, afos manjé kochonni enpowté, é i pa té enmé vwè ti moun ka ped tan an lari, olyé yo pran liv pou aprann kèchoz. I toujou édé tout kalité moun, san gadé la ansèt a yo té sòti. I pa té gè ankont a médikaman chimik. I pa té pou mété tousa angré an tè a péyi-la. I té pou sové sa ki tannou, i té vlé vwè abfwityé annou planté toupatou é moun o péyi manjé sa ka pousé o péyi plito. I paté ka manjé on fwi pou'y té jété sé grenn-la, i té ka mété sé grenn-la adan ti anvlop, é i té ka simé yo lè'y té kay pronmné. E i té ka pran po a mango ouben ju a pastek apré i té fin mangé yo, é pasé si figi a'y, pas sa té plen vitamin!  I viv 93 lanné, é i pati trankilman lè 15 nov. 06. Sé té on mèt. On jou i di mwen konsa si'y pa ni ni lajan, ni tè, pou lésé banmwen, i ka ban mwen on mo, pou an sa fè chimen anmwen : pasyans. E sé épi pasyans i réglé tout pwoblem a'y.

Kivédi nou pa ni a enni pléré gwodlo si mò a on moun à limyè, mé a maré ren é voyé respé, lonè é lanmou monté an drapo pou yo. Sa nou aprann é konprann èvè moun annou, sa nou rivé gadé andidan kè annou lè'w vwè moun-la pati, sé sa ka fè'y ka kontinyé viv andidan nou. Sa dwètèt fè nou viv pli ho ankò, é voyé lé bon prensip monté ho, ho é pli ho. Fos ! - Jean S. Sahaï. 

Moksha Archanai was performed for René Samson Sahai, and prayers sent to the devaloka on his behalf at San Marga Iraivan Temple, Kauai's Hindu Monastery, Hawaii.

KURAL 994
The world commends the civility of those who
combine fruitful effort and kindly benevolence.

Notre vrai tombeau n'est pas dans la terre, mais dans le coeur des hommes.
-
Proverbe persan.

«L'âme des êtres libres ne meurt jamais, leur Soi non plus», écrivait Jean Sahaï à une de nous à la mort de Gérard Lauriette. Il en est de même pour son père qui savait si bien "mordre" dans la vie, dans l'humour, et dans la tranquilité. Leçon pour nous tous ! Fos à Jean de tous ses amis de la Guyane. Nithyanandam ! - Rosine Maroudy.

My Dear Bhaiya,
Please do accept our most sincere condolences on the passing of a beloved Pita Ji. That you had him for 93 years is a great blessing. Please know that our prayers, wishes and love are with you during this time. Sincerely, - Nanda Sahadeo, Devar and the Entire IJP Parivaar, Guyana.

Nos pensées sont avec vous. Il devait être bien honorable. Nous avons demandé une moksha archanaï en son nom. Il est davantage vivant aujourd'hui qu'avant-hier. Aum Namasivaya. - Sadhaka Jothinatha, Kauai Hindu Monastery, Hawaii. 

Un père c'est un toit, un totem, un arbre géant qu'aucune forêt ne saurait remplacer. Il faut te dire qu'il continue à travers toi, tes frères et sœurs à être plus vivant que jamais... - Ernest Pépin.

Om Sivaya, Jean: I am sorry to hear of your father's passing. He lived a good long life, and is happily on the antar loka now. - Sannyasin Arumugaswami, Managing Editor, Hinduism Today Magazine.

La mort d'un être cher est toujours un arrachement, mais Jean, je suis sûr que tu as emmagasiné des trésors en vivant avec ton père disparu à 93 ans. Wishing you the very best, - Robert Romney. 

Mes pensées fraternelles à toi.  - Fred Négrit, Association Culturelle Guadeloupéenne des Amis de l'Inde.

Une ombre claire est passée près de moi,
J'ai voulu la retenir, mais elle s'en est allée.
Elle m'a filé entre les doigts,
Me laissant juste son empreinte auréolée.
Son souvenir me ceint, emplissant mes pensées.
- Gaelle Linfide.

A deux reprises, j'avais rencontré ton père et échangé quelques paroles avec lui. J'avais de l'affection et beaucoup de respect pour lui. C'était un homme discret, qui avait beaucoup de sagesse. J'espère qu'il est parti paisiblement pour son voyage dans la Lumière. Vous l'aviez bien entouré et fêté pour ses 90 ans. Je t'accompagne, je pense également à Karim qui aime beaucoup son Grand-Père. Ce soir, chez moi j'ai installé une fleur et allumé une bougie pour lui. Les deux rayonnent de lumière. Demain, j'irai à l'abbaye de Solesmes. Je t'envoie courage et soutien et t'embrasse de tout coeur.  - Chantal Godeau.

J'ai appris la nouvelle du départ de ton Père pour La Grande Lumière. Je suis près de toi par la pensée et par le coeur, et prends part à l'évènement... - Renée Rollé, Basse-Terre. 

J'ai eu la chance de le voir à l'hôpital peu de temps avant son départ, il m'a paru être un homme d'une grande sagesse. Je suis sûr qu'il a atteint l'illumination. Sé on dot vi ka koumansé pou'y. Fos ! - Félix Héry.

Your dad is 'fine' now... that is the Truth... You need to do what is to be done... that is reality... I am sure you will manage... Take care? - Nithyananda Advaith (Ram).

Kouté monfi, Sa toujou rèd pèd on moun ou enmé, menmsi i té ja ni laj pou té lésé-zòt fè chimen-la i konmansé la. Déparfwa sa ka boulvèsé-nou sitèlman, ...nou ka konpwann plibyen poukisa nou té si latè. Kenbé é sav nou ka ba-w fòs é kouraj pou sa. - Hector Poullet.
 
An sòti-sòti dékouvè nouvèl-la. Fòs é kouraj pou voumenm a'w é tout fanmi a'w. Sé konsa nou pé di: "lanmò an siyaj a lavi". Jòdi sé vou, dèmen sé mwen. Men, pa krent, an sèten ou ké sav sèvi épi lèkspéryans a tousa ou ja viv a dòt pagna i ja pasé pa la. Kenbé fò. - Alain Rutil.
 
Ton père était comme du feu à mes yeux d'enfants, tournoyant, vif, fulgurant... tel un dragon !
An pawol saj, ki ka fan'an sonjé'y :
L'essence même de la philosophie hindoue,
c'est que l'homme est un esprit,
et qu'il a un corps ;
pas que l'homme est un corps,
et qu'il peut aussi avoir un esprit.
- Swami Vivekananda.
Bien-être et bénédictions à toi, Jean. - Rosine Viranin.


 

16/09/2006

PARAMSANT DR. CHATURBHUJ SAHAI JI

IMPARTING WISDOM & KNOWLEDGE : DR. CHATURBHUJ SAHAI JI   

Ramashram Satsang was founded in 1923 by Paramsant Dr. Chaturbhuj Sahai Ji at Etah U.P. to propagate the teachings of Paramsant Sri Ram Chandra ji Maharaj of Fatehgarh who had evolved a novel but simple new method of imparting spiritual education (wisdom and knowledge).

At Etah, this work was continued by him with unbounded zeal upto 1950.

Thereafter considering the poor means of communication to Etah (which sometimes caused great inconvenience to the incoming visitors) he shifted his head-quarters and that of Ramashram Satsang to Mathura (U.P.).

More info

Meditation system

12/08/2006

PANDIT SHARDA SAHAI : TABLA VIRTUOSO FROM BENARES

Sahai




3 AOÛT
2006
 : PANDIT SHARDA SAHAI A MONTREAL

Tabla d'harmonie
par Réjean Beaucage
http://www.voir.ca/musique/musique.aspx?iIDArticle=43005


Pandit Sharda Sahai:
"Le tabla est partout aujourd'hui, jusque dans la pub de Corn Flakes!"

Pandit Sharda Sahai, l'un des plus grands maîtres de tabla vivants, termine deux semaines de séminaire à Montréal par un grand concert en solo. De la visite rare.

Il a aujourd'hui 72 ans et joue du tabla en professionnel depuis l'âge de... 9 ans. Pandit Sharda Sahai est un descendant direct de Pandit Ram Sahai, le fondateur, au 18e siècle, du style de tabla de Bénarès, ville sacrée de l'hindouisme où s'ouvrent les portes du Nirvana.

Le percussionniste montréalais Shawn Mativetsky, qui est un disciple de Pandit Sharda Sahai, a organisé la 25e édition du séminaire d'été de l'éminent professeur, qui se terminera le 5 août par un concert à la Salle Pollack.

Dans la musique classique de l'Inde du Nord, le tabla (il s'agit en fait de deux tambours) est souvent joué en solo et, en plus de 60 ans de pratique professionnelle, Pandit Sharda Sahai a développé une dextérité hors du commun.

Pandit Sharda Sahai
, né à Bénarès en 1935, est le descendant direct de Pandit Ram Sahai, le fondateur du style de tabla gharana de Bénarès (Varanasi).

Porteur de l'héritage de ses ancêtres, les traits du style bhaj de Bénares, il débute dès le plus jeune âge l'apprentissage du tabla sous la direction de son père, feu Pandit Bhagvati  Sahai.

A la disparition de ce dernier en 1946, il devient  disciple de l'inimitable Pandit Kanthe Maharaj, lui-même disciple du Pandit Baldeo Sahai, grand-père de Sharda Sahai.

Biographie en français de Pandit Sharda SahaI ici
Sharda Sahai was born in Benares in 1935, a direct descendent of Pandit Ram Sahai, the founder of the Benares style ("gharana") of tabla playing. With the inherent gift in his blood of the finest traits of the Benares baj, he began at an early age to learn tabla from his father, the late Pandit Bhagvati Sahai. 

Ce n'est pas comme un solo de batterie, explique-t-il, où les sons restent très semblables, et les rythmes aussi; le tabla offre une grande variété de sons quand on sait en jouer, quand on sait le faire parler.

Pandit Sharda Sahai a souvent été invité à transmettre son savoir traditionnel dans le circuit des universités américaines, et il a aussi pu l'utiliser en jouant avec des musiciens aussi divers que Gil Evans et Steve Gadd ou John Cage et Pierre Boulez!

Il y a du tabla partout aujourd'hui, jusque dans les publicités de Corn Flakes! remarque-t-il en riant.

À 71 ans, le maître attire toujours des étudiants de partout et le séminaire qui se déroule actuellement à McGill accueille de nombreux visiteurs américains, certains sont même venus d'Australie et de Chine!

www.gmail.

Vous savez, explique Pandit Sharda Sahai, en vieillissant, c'est tout le corps qui s'affaiblit, mais si on n'arrête pas la pratique, on peut continuer longtemps!

L'Ensemble de percussion de McGill participera au concert. Shawn Mativetsky explique: On entendra deux pièces de Bob Becker (de l'ensemble Nexus) et un concerto pour tabla et ensemble de percussion de Payton McDonald (de l'ensemble Alarm Will Sound), et la deuxième partie du concert sera un solo de tabla traditionnel de Pandit Sharda Sahai accompagné par Bob Becker à l'harmonium.

courtesy
http://www.voir.ca/musique/musique.aspx?iIDArticle=43005

http://www.sahai.org
http://www.sahai.org

Not surface stuff at all !!!


Article by Pete Lockett, from Rhythm Magazine, September 27, 2005.

See the TABLA SITE

 

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11/04/2006

PROTECT THE KNOWLEDGE OF THE SOUTH

WE SUPPORT
Gene Campaign!

Dr. Suman SAHAI, who has had a distinguished scientific career in the field of genetics, was honored with the 2004 Borlaug Award for her outstanding contribution to agriculture and the environment. Dr. Sahai received her Ph.D. degree in genetics from the Indian Agricultural Research Institute in New Delhi. From 1981 to 1989, she served as a faculty member at the University of Alberta in Canada, University of Chicago in the U.S., and the University of Heidelberg in Germany. Dr. Sahai returned to India in 1989 and organized Gene Campaign, a non-governmental organization dedicated to protecting farmers’ rights and food and livelihood security.  

Gene Campaign which has played a key role in formulating Farmers’ Rights and fostering genetic and trade literacy among farmers and the general public, has been at the forefront of generating awareness on issues relating to trade, intellectual property rights, and genetic resources conservation and sustainable use.

WE SUPPORT
Gene Campaign!

Gene Campaign is dedicated to protecting the genetic resources of the South, and the rights of farming and tribal communities. Gene Campaign works to strengthen self-reliance in agriculture and the basis for  sustainable food security. 
Gene Campaign
charter is to work for establishing the rights of local communities over biological resources and to develop an alternative paradigm of development, by seeking to influence legislation, policies, and programmes to empower local communities. Gene Campaign is working for the recognition of the Indigenous Knowledge as an important technology and its potential for increase incomes    for rural and adivasi communities. An important goal of Gene Campaign is to develop a system to grant legal rights to communities over the Indigenous Knowledge that they have created and  continue to create. 

As part of its endeavour to protecting Indigenous Knowledge, Gene Campaign has lobbied hard and has succeed in keeping medicines and products derived from Indigenous Knowledge, out of purview of patents so that they are exempted from the Patent law.


Gene Campaign! contact

14/03/2006

KING KONG WINS OSCAR FOR VISUAL EFFECTS

VISUAL EFFECTS : KING KONG WINS THE OSCAR.

Here is Karim Sahai, from Guadeloupe in the French Caribbean, one of the visual effects team at WETA Digital, New Zealand, holding the Oscar! 

Karim sé on tibway Gwadloup ki fet Lapwent!  Gadé'y ka kenbé Oska-la an dé men ay! Wopso!

Scroll down this page for more on return of the King Kong remastered by Peter Jackson.

Karim Sahai's photography site.

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