KARUKERA |
cqojus on 10/10/2009 at 08:31 in * BOOKS, FILMS, MUSIC, * SAHAI CONNECTION, * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
Phantoms of the Cane
by Dr. Sheila Rampersad
From Preface to THE GREEN FACE MAN
by Professor Rosanne Kanhai
ISBN: 976-620-227-3
I was born in the cane fields of Central Trinidad and raised on stories of cane
Among my earliest memories are those of my mother and grandmother cautioning
that, since I had to taxi through the cane fields to get home from school, I was not
to stay out late. After dark, they said, a phantom straddled the cane road; anyone
attempting to pass between his powerful legs was crushed. When the phantom
appeared, pedestrians could not go forward, only backward.
As if that was not terrifying enough, the soucouyant or the la diablesse herself,
accompanied the phantom. My mother never saw the la diablesse herself, but she
told us of her fear on particular nights when, walking along a dark Central road -
one of those straight access roads that quarter the cane fields - she heard a child
crying in the bushes. She looked and looked, through the stubborn stems and in the
long ditches. She found no child, but felt the presence of the la diablesse.
The soucouyant, according to my grandmother, was one of our neighbours - an old
woman, Miss L - whose movements were suspiciously brisk for her age. At nights,
she pulled off her own skin in favor of the soucouyant's translucent peel and flew
into village homes to suck people's blood to make her strong and youthful. Many
nights my sisters and I stayed awake, salt in hand, waiting to throw it at the flying
soucouyant. The next morning, according to my grandmother, we would see the
burn marks on Miss L. On those nights Ma stayed awake long after we fell asleep,
and in the morning we would see clumps of salt in a protective ring around the
house.
As I entered my teenage years, book-learning confronted folklore. The cane fields
became a place of literary romance. My favorite literature teacher spoke tenderly of
the Central landscape, preparing me to appreciate Samuel Selvon's world of the
cane as one of nobility, drudgery, and bitterness. When she taught V.S. Naipaul, it
was as if she was in the middle of acres of young cane, spreading her arms into the
dry season wind and claiming every sharp stalk, every light flower, every speck of
soot.
Cane has inspired the creativity of many Caribbean writers, Samuel Selvon and
V.S. Naipaul entered the belly of cane with literary genius. Feroze and JoJo, the
Adamic Indian and African, have their first encounter in the cane fields of Earl
Lovelace's Salt. Derek Walcott's Saddhu of Couva sits amidst cane, listening to the
Anopheles' drone as that of the sitar.
cqojus on 23/12/2008 at 16:13 in * BOOKS, FILMS, MUSIC, * SOUVENIR & HOMMAGE, * TRAVEL | Permalink | Comments (1) | TrackBack (0)
Ba Loga, ki
ba nou fos-la
Par Gerry L'Etang
C'est avec grande tristesse que j'apprends le décès, le 13 décembre 2008 à Nice, de Loganadin Saminadin, à 77 ans
Loga nous venait de Pondichéry, il y était instituteur. Il avait quitté l'Inde pour enseigner en Algérie, avant de se fixer, à la fin des années soixante, en Guadeloupe, où il avait appris à lire et à écrire à de nombreuses promotions de Guadeloupéens.
Loga était un amoureux de
la Guadeloupe. Toutes les fois qu'il avait pris la décision de retourner
en Inde ou de partir vivre à chez ses enfants à la Réunion ou en
France, il était revenu. Il était encore il y a peu en Guadeloupe,
avant de partir pour Nice, se soigner et finalement mourir.
Les domiciles de Loga, son
appartement à Pointe-à-Pitre puis sa Maison de Borel (Lamentin), étaient
des petits morceaux d'Inde, plus précisément du pays tamoul. Ceux
qui y passaient, en quête d'exotisme ou de resourcement, respiraient
à pleines bouffées le pays lointain. L'Inde était en effet partout :
dans les calendriers hindous, dans les images polychromes des divinités,
dans la cuisine qui fleurait le massalè, dans le Kaili que Loga revêtait
quand il recevait (tous ceux qui venaient d'Inde s'arrêtaient un moment
ou l'autre chez Loga), dans Loga lui-même, qui savait restituer le
meilleur du lieu où il était né. Et dans la langue tamoule.
Car Loga, ce fut d'abord le Tamoul en Guadeloupe. Cette langue, importée par les immigrants indiens du XIXe siècle et qui se délitait, trouva en Loga un vecteur de survie. Il eut des centaines d'élèves et contribua notablement au renouveau du tamoul en Guadeloupe. Et aussi en Martinique.
Lorsqu'au début des années
1990 j'assurai à l'UAG, à la demande de Jean Bernabé, la mise en
place du Diplôme universitaire de langues et cultures régionales (DULCR)
option indienne, que le GEREC créa en Guadeloupe et en Martinique,
Loga, qui venait de prendre sa retraite de l'éducation nationale, dispensa
quatre ans durant les cours de tamoul et de hindi. Il fut, pour tout
dire, celui qui permit l'ouverture de ce diplôme.
Car s'il fut assez
facile de trouver sur place des spécialistes de civilisation de l'Inde,
ce fut plus difficile pour l'apprentissage des langues. Sans Loganadin
Saminadin, rien n'aurait pu être fait.
Loga se passionna tellement pour cette expérience qu'il élabora, pour ses étudiants du DULCR option indienne comme pour d'autres, un Cours d'initiation au tamoul pour francophones (ouvrage et cassettes audio). Cette publication représente, aujourd'hui encore, un bréviaire pour bien des apprenants de tamoul en Guadeloupe et en Martinique.
Par la suite, ses compétences
de pédagogue tamoul furent mises à profit dans d'autres cadres, singulièrement
au travers de sa collaboration à l'aventure du Conseil guadeloupéen
pour la promotion des langues indiennes (CGPLI), initiative de
formation au hindi et au tamoul mise en œuvre en collège et ailleurs,
avec dynamisme et bonheur, par ses anciens étudiants du DULCR option
indienne : Fred Negrit, Michel Nankou, Annick Raghouber …
Loganadin Saminadin fut un
visiteur dont la venue ne fut pas sans conséquence. Il apporta à la
Guadeloupe, dans la discrétion, l'humilité, la timidité même, un
plus, une force. Il fortifia une part de ce pays - une langue et une
culture - qui menaçait disparition. Il fut un ami, un allié, un frère.
I ba nou fos-la.
Gerry L'Etang.
"Je pense qu'il faudrait enseigner le tamoul aux Antillais. Bien entendu entre autres langues." - Aimé Césaire à Jean S. Sahaï, Fort-de-France le 26 juin 2003.
Photos courtesy Fred Négrit et CGPLI.
Laissez vos impressions en cliquant ICI.
cqojus on 20/12/2008 at 20:11 in * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink | Comments (4) | TrackBack (0)
HOMMAGE À UN GUADELOUPÉEN CRÉOLE NÉ EN INDE : INAUGURATION DE LA RUE DEBIDINE SAHAÏ A BAIE-MAHAULT LE 11 NOVEMBRE 2008
'The past is never dead. It's not even the past.' - William Faulkner (Requiem for a Nun).
Arrivée de bateau dans la darse de la Pointe à Pitre, lieu de débarquement des travailleurs venus de l'Inde. (Image collection lameca.org)
Si rares sont les dénominations de lieux aux Antilles Françaises au nom de personnes d’origine indienne!Le 11 novembre 2008, la Municipalité de Baie-Mahault honorait un ancêtre indien devenu guadeloupéen créole, en nommant une rue Débidine Sahaï au lieu dit “Fond Sarrail”, quartier de La Jaille, jadis propriété d’une famille de notaires parmi lesquels le Général de division La Jaille, sénateur de la Guadeloupe.
Le Général Maurice Paul Emmanuel Sarrail, né à Carcassonne le 6 avril 1856, militaire français de la Première Guerre mondiale, commandant en chef de l’armée française d’Orient, est inhumé aux Invalides.
Mais ce grand militaire qui a son avenue à Paris, son quai à Lyon,vde nombreuses rues en France, de Créteil à St Dizier, ou à Montauban... n’a aucun rapport avec son contemporain indo-guadeloupéen Débidine Sahaï.
C’est cette ineptie administrative qu’a voulu rattraper le maire de Baie-Mahault Ary Chalus, interpellé par les descendants de Sri Débidine Sahaï, engagé indien arrivé de l’Inde dans les années 1880 sur un “coolie ship” parti de Kolkata (Calcutta) le “British Navy”.
Après son débarquement à la Darse de Pointe-à-Pitre, Débidine Sahaï vécut et travailla en effet sur l’habitation La Jaille, qui en se développant allait devenir la première bourgade de Baie-Mahault.L’inauguration de la rue Débidine Sahaï avait lieu dans le cadre du recensement des personnes-ressource de la commune et de la fête du quartier “Fond Sarrail”, là où le jeune homme arrivé vers 1880 habita, acquit des terres par son dur labeur, et contribua au développement de sa commune d’adoption.
L’état-civil de la ville de Baie-Mahault nous apprend qu’en l’an 1890, le matin du samedi 25 avril, eut lieu le mariage du sieur Débidine Sahaï, âgé de 39 ans, cultivateur, domicilié en cette commune de la Baie-Mahault, immigré n° 25.615, d’une part, et de la demoiselle Marie Tayé, âgée de 18 ans, célibataire, cultivatrice, née et domiciliée en cette même commune de la Baie-Mahault, fille du sieur Nagaman, n° 17.723 bis.
Notons en passant que les travailleurs indiens n’avaient pour toute pièce d'identité que le précieux numéro de contrat. Nous y reviendrons.
De l'union entre un des derniers migrants Indiens, né au Bihar, état agricole pauvre du Nord de l’Inde, parlant Bhodjpuri (dialecte Hindi) et convoyé depuis Calcutta (Kolkata), avec une jeune tamoule née en Guadeloupe dont le père, portant le nom de Nagaman, avait été convoyé de Pondichéry, Inde du Sud, devaient naître 15 enfants. Les deux premiers enfants, Rodolphe Gabriel, arrière grand-père de votre serviteur, et Albert Aristide Sahaï, étaient déjà en fait nés, à La Jaille Baie-Mahault, lorsque le mariage fut célébré.
Notons que le Créole fut adopté par des Indiens venus de régions très éloignées du Nord et du Sud de l’Inde et leur permit de communiquer entre eux malgré la barrière qui séparait le Bhodjpuri du Tamoul, de se marier, de travailler et de vivre aux colonies - un pseudo-Eldorado où on leur avait fait croire qu’ils allaient s’enrichir à faire sécher de la poudre d’or au soleil... Le “colombo” (du mot tamoul kolbou) devenu plat "national” de nos îles, est finalement une production îlienne indo-créole, élaborée à partir du cari des tamouls de l’Inde du Sud et de la masala du Nord. Les plantes indiennes entrant dans ces compositions ayant été cultivées intensivement en Guadeloupe par les arrivés de l'Inde et leurs descendants.
Notons aussi le passage immédiat des prénoms indiens comme Débidine à des noms de Saints chrétiens en français comme Marie ou Gabriel... Les Sahaï de Guadeloupe en sont une pléiade ! L’histoire de la francisation et de la catholicisation imposée aux migrants ne fut pas sans douleurs et sans larmes…
Le travail ardu et le service à la terre d’adoption sera la réponse des immigrants indiens face à deux difficultés de fond : rejet par les anciens esclaves qui voyaient en eux des individus acceptant de faire un travail dont ils ne voulaient plus et, avec l'éloignement, la quasi-disparition de la plus grande partie de leurs langues, religions, coutumes, codes vestimentaires, suite à une acculturation forcenée.Après ces années à La Jaille Baie-Mahault, Débidine partira pour “la Capesterre”, aujourd'hui Capesterre Belle-Eau. Une partie de La Jaille gardera son nom en souvenir de sa présence et de son travail, et sera désignée en créole par les gens “Fon Saray”. Ce nom sera transformé par les toponymistes des temps modernes, s'appuyant sur leurs références françaises plutôt qu'au fonds local, en un homonyme “Fond Sarrail”.
Débidine Sahaï travaillera de nombreuses années sur l'ancien Domaine du Marquisat de Sainte-Marie de la Capesterre, et y eut onze enfants. L’ancienne sucrote rachetée par Henri Longueteau avait été transformée en 1895 en distillerie pour produire ce qu'on a appelé à l'époque le “rhum z'habitants”, une innovation qui perdure encore, et a gardé son originalité. La distillerie Longueteau, la plus ancienne encore active en Guadeloupe, fonctionne toujours comme au temps de l'employé Débidine Sahaï et des charrettes à bœufs. Pas d'électricité, pas d'essence, ni même de pétrole : c'est la vapeur produite grâce aux résidus de la canne broyée que l'on appelle la bagasse qui actionne toujours un piston vieux de 87 ans et surprend les visiteurs !
Les premiers M. et Mme Sahaï de la Guadeloupe vécurent ensuite à la section Viard, commune de Petit-Bourg, où ils eurent leurs deux derniers enfants, François et Léonie. Puis ils s’installèrent définitivement dans la jolie commune toute proche “de la Goyave” qui tient son nom des nombreux goyaviers qui poussaient le long de la principale rivière qui descend de la forêt tropicale, recouvrant la montagne.
Débidine Sahaï y acheta grâce à son travail une terre à cultiver “allant de la montagne à la mer”, comme disent ses descendants. Il reste de cette propriété, à la section Sarcelle, une partie où habitent plusieurs familles Sahaï, auprès de la tombe de l'ancêtre Débidine décédé le 31 mai 1920 à 69 ans. Il repose auprès de son épouse et de deux de ses fils, à l’ombre des avocatiers, arbres à pain, ylang-ylang et autres arbres qu’il y planta.
Ce n’est qu’en 1923, trois ans plus tard, que les travailleurs Indiens de la Guadeloupe et leurs descendants, jusque-là porteurs pour toute identité de simples numéros d'apatrides et tenus à l'écart de la vie socio-politique, acquerront nationalité française et droit de vote, grâce au combat d’Henry Sidambarom.
Quant à notre Général Maurice Paul Emmanuel Sarrail, Haut-commissaire de la République française en Syrie, commandant en chef de l’armée du Levant, il est rappelé en France l’année d’après, le 29 novembre 1924, "à cause de sa manière violente lors de la révolte des Druzes". Il rend définitivement l’ârme à Paris, le 23 mars 1929.
Les dix fils de Débidine Sahaï portaient les prénoms suivants: Gabriel, Aristide, Emile, Marcel,
Maxime, Joseph, Edgard, Paul, Léon, et François. Ses dix filles se prénommèrent Eugénie, Marie (Mayotte), Eliane, Béatrice et Léonie. La doyenne de ses descendants vivants est Agnès Michelle Sahaï, veuve Siwsanker, aujourd’hui âgée de 92 ans.
Les fils de Débidine travaillèrent dans les habitations puis les usines à sucre (Paul Aubin, Darboussier, Blanchet, Bonne-Mère, Rougeol, Beauport...) où ils se distinguèrent. Leurs nombreux descendants sont à ce jour actifs dans des domaines divers au service de tous – agriculture, santé, administration, éducation, commerce, musique, radiophonie, cinéma... Tant dans les villes et communes de Guadeloupe qu'en France, Europe, Nouvelle-Zélande… ils ont essaimé.
En ce 11 novembre 2008, avec la rue Débidine Sahaï, qui va “du pénitencier à l’école des Sœurs de la Jaille”, la municipalité de Baie-Mahault inaugurait à "Fon Saray" une rue Gaston Cazalis et une stèle en mémoire des femmes victimes de la violence, suite à des actes meurtriers et barbares commis dans le quartier quelques jours auparavant.
S’associant à cette émotion, la famille Sahaï a souhaité que l’éducation à la non-violence, à la tolérance et au travail persévérant, nobles apports des travailleurs venus de l’Inde, fasse partie de la solution.
Dans cette optique d'élévation et d'éducation, un Mémorial Multi-Culturel Débidine Sahaï serait d’ores et déjà un projet.
Jay Shri Débidine Sahai !
Jean S. Sahaï
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Liens utiles
Remerciements à
Peggy Mohan (New Delhi, recherches en Bhodjpuri, écriture du nom de Débidine Sahaï)
"On peut parfois compter toutes les oranges qui sont dans l'arbre, mais jamais tous les arbres qui sont contenus dans l'orange." - A.K. Ramanujan (1929-1993).
CHANSON ANCIENNE EN BHODJPURI : "Haath mein mehndi"
cqojus on 30/11/2008 at 13:32 in * CARIBBEAN MINORITIES, * MI SA KI FET, OU !, * SAHAI CONNECTION, * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink | Comments (3) | TrackBack (0)
■ Both Gandhi and I suffered colonial oppression,
and both of us mobilized our respective peoples against governments that
violated our freedoms. The Gandhian influence dominated freedom
struggles on the African continent right up to the 1960s because of the power it
generated and the unity it forged among the apparently powerless. Nonviolence
was the official stance of all major African coalitions, and the South African
A.N.C. remained implacably opposed to violence for most of its existence. Gandhi remained committed to nonviolence; I
followed the Gandhian strategy for as long as I could, but then there came a
point in our struggle when the brute force of the oppressor could no longer be
countered through passive resistance alone. We founded Unkhonto we Sizwe and
added a military dimension to our struggle. Even then, we chose sabotage because
it did not involve the loss of life, and it offered the best hope for future
race relations. Militant action became part of the African agenda officially
supported by the Organization of African Unity (O.A.U.) following my address to
the Pan-African Freedom Movement of East and Central Africa (PAFMECA) in 1962,
in which I stated, "Force is the only language the imperialists can hear,
and no country became free without some sort of violence." Gandhi himself never ruled out violence
absolutely and unreservedly. He conceded the necessity of arms in certain
situations. He said, "Where choice is set between cowardice and violence, I
would advise violence... I prefer to use arms in defense of honor rather than
remain the vile witness of dishonor ..." Violence and nonviolence are not mutually
exclusive; it is the predominance of the one or the other that labels a
struggle. Gandhi arrived in South Africa in 1893 at the
age of 23. Within a week he collided head on with racism. His immediate response
was to flee the country that so degraded people of color, but then his inner
resilience overpowered him with a sense of mission, and he stayed to redeem the
dignity of the racially exploited, to pave the way for the liberation of the
colonized the world over and to develop a blueprint for a new social order. He left 21 years later, a near maha atma (great
soul). There is no doubt in my mind that by the time he was violently removed
from our world, he had transited into that state. He was no ordinary leader. There are those who
believe he was divinely inspired, and it is difficult not to believe with them.
He dared to exhort nonviolence in a time when the violence of Hiroshima and
Nagasaki had exploded on us; he exhorted morality when science, technology and
the capitalist order had made it redundant; he replaced self-interest with group
interest without minimizing the importance of self. In fact, the interdependence
of the social and the personal is at the heart of his philosophy. He seeks the
simultaneous and interactive development of the moral person and the moral
society. - Nelson Mandela.
India is Gandhi's country of birth; South
Africa his country of adoption. He was both an Indian and a South African
citizen. Both countries contributed to his intellectual and moral genius, and he
shaped the liberatory movements in both colonial theaters. He is the archetypal anticolonial
revolutionary. His strategy of noncooperation, his assertion that we can be
dominated only if we cooperate with our dominators, and his nonviolent
resistance inspired anticolonial and antiracist movements internationally in our
century.

cqojus on 14/06/2008 at 00:30 in * BIEN PALÉ ! WELL SAID., * ECRITURES : WRITINGS., * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink
cqojus on 12/06/2008 at 23:54 in * BIEN PALÉ ! WELL SAID., * ECRITURES : WRITINGS., * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink
Indentureship Dreams- my ancestral scene !!
T'was a long, long journey across the Kala Pani,
Churning sea and chilling breeze amazed our jahajies.
Food was rationed and everyone given a small portion,
Days were long & sad, nights filled with dreams in anticipation.
Alas!! many died from a lack of clean drinking water,
Their relatives will never know of this horrible torture.
Land ahead!!, land ahead!! came the scream from the tired sailors,
Behold!! the majesty of the promised land ripe for new labourers.
Slowly stepping on the land, hungry and tired but happy!!
The wonderful names of jahajies were recorded in a jiffy.
Their new homes were a mystery--barracoons aplenty,
This tiny living space was indeed a pioneer's misery.
Days were long and hard, early morning toil in the fields began,
They were not spared the whip, by the overseer a cruel man.
Their hands were blistered and their backs beaten by the Sun,
Ordinary humans could not this job have done.
Their labour resulted in the wealth of the British Empire,
Little was given to them by the greedy colonial masters.
Sun and rain attack their countenance,
Stealing their beautiful, youthful radiance.
The life we live today is their gift of love and sacrifice,
They came to a hostile land and paid this awesome price.
Jahajies zindabad!!, zindabad!! zindabad!! forever,
Zindabad !! eternal gratitude for your great fervor.
Khem Harrinarine
See also:
cqojus on 10/06/2008 at 14:07 in * CARIBBEAN MINORITIES, * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink
■ Au début du XXème siècle, entre 1846 et
1914, des milliers de
Guadeloupéens et Martiniquais partent en
vagues successives pour Panama participer, aux côtés d'Américains, d'Européens et d'autres Caribéens, aux travaux de creusement du Canal
inter-océanique.
Les facteurs essentiels qui ont poussé ces personnes à s'embarquer pour Colon, souvent de façon définitive, sont les crises sucrières successives et l'éruption de la Montagne Pelée.
Les recrutements d'ouvriers sous contrat étaient effectués par la Compagnie américaine du Canal qui organisait le transport des émigrants. Les registres du Canal, du 28 octobre 1914, montrent que la Compagnie a ainsi recruté en Martinique : 2.733 personnes en 1905, 585 seulement en 1906, et 2.224 en 1907.
En définitive, sur les dix années qu'ont duré les travaux, 5.542 Martiniquais et 2.052 Guadeloupéens auraient été recrutés.
Encore faut-il noter que ces évaluations sont sans doute sous-estimées, car elles n'incluent pas les départs individuels; de plus, après la fin des travaux et jusqu'au cours des années 20, des individus sont allés rejoindre des membres de leur famille qui s'étaient installés au Panama.
Les conditions de travail difficiles et les maladies ont été la cause de nombreux décès. Non loin de l'écluse de Miraflores, dans le cimetière de Paraïso, reposent des Antillais décédés pendant la construction du Canal; une stèle y a été édifiée à la mémoire des Français.
Pour les familles restées sur place et leurs descendants, la vie n'a pas été toujours facile, malgré la création à Panama-City, en 1917, d'une société de secours mutuel, "La Fraternité", qui regroupe, aujourd'hui encore, les Martiniquais et Guadeloupéens de Panama.
Il a fallu 13 ans pour que les lois discriminatoires prises à l'encontre des émigrés soient abrogées. La minorité antillaise francophone, restée sur place, fut longtemps victime de sa marginalité et il faudra attendre 1981 pour que les droits de ses descendants soient officiellement reconnus.
Dès 1917, la communauté a créé une société de secours mutuel, la "Société française la Fraternité", qui survit encore de nos jours. Depuis quelques années, l'association "Martinique- Panama" a renoué les contacts, elle organise des rencontres, dépouille les registres des compagnies et de la mutuelle.
cqojus on 27/05/2008 at 12:53 in * CARIBBEAN MINORITIES, * CREOLE PEOPLE WORLDWIDE, * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink
cqojus on 25/05/2008 at 06:58 in * BIEN PALÉ ! WELL SAID., * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink
N'oublions pas la Da qui berça le petit Aimé.
En Martinique on appelait la nourrice d'un enfant sa Da, comme en Guadeloupe on disait la Mabo (de “ma bonne”). C'était, dans les familles qui pouvaient se le permettre, la seconde mère, la servante attentionnée attachée à l'enfant, et qui veillait à son confort et à sa bonne éducation.
C'est sur la Plantation Eyma à Basse-Pointe, dans le nord de la Martinique, qu'Aimé Césaire naquit et passa son enfance. Sa Da était d'origine indienne, comme l'est encore une forte proportion des habitants de l'endroit. Âgée, cette dame avait le libre droit d'accès en Mairie de Fort-de-France même en période de crue, pour voir l'enfant devenu écrivain, puis maire, puis député - car celui dont elle avait été la nourrice ne l'avait pas reniée. Les comptines en Tamoul dont elle le berça restèrent dans sa mémoire. Il les évoquait à l'occasion.
cqojus on 23/04/2008 at 05:28 in * BATAZENDIEN DOUGLASPHERE, * CARIBBEAN MINORITIES, * ECRITURES : WRITINGS., * SOUVENIR & HOMMAGE | Permalink | Comments (33) | TrackBack (0)
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